Les objets fabriqués par l’amateur, aussi rustiques soient ils, doivent être achevés avec soin. Ils seront travaillés de telle sorte que le constructeur ait du plaisir à les regarder et à les montrer.
Le rabotage soigné. Une surface de bois, bien nettoyée et bien rabotée, est en elle même jolie. Régler le rabot de telle sorte que le fer dépasse à peine et n’enlève qu’un copeau très fin. Ne plus employer de papier abrasif.
Un chanfrein cassera les angles trop durs. L’exécuter au rabot ou à la lime. Travailler le bois dans le sens des fibres.
Il faut toujours faire un léger chanfrein sur les bords du contre plaqué, des panneaux de fibres et des stratifiés.
Boucher tous les trous de pointes, de vis ou même de noeuds. Employer un mélange de sciure de bois avec de la colle. Donner avec précaution un léger coup de rabot (utiliser un vieux rabot).
Le papier de verre enlève les traces de doigts et les taches, les traits de crayon. Frotter dans le sens des fibres et non en tournant. Terminer avec du papier de plus en plus fin.
Ce travail à l’abrasif devra toujours être fait avant de donner au bois une couche de peinture ou de vernis.
Comment blanchir le bois. Il est parfois très joli de laisser au bois sa teinte naturelle et même de raviver les veines. Le blanchiment est une opération très facile à réussir. Employer l’une des deux méthodes suivantes :
La première méthode convient bien pour les bois sans tanin et déjà clairs (érable, sycomore, tilleul, peuplier), la seconde convient mieux pour les petites surfaces.
DANS TOUS LES CAS : utiliser des mèches de coton et des chiffons ainsi que des gants de caoutchouc car les produits sont très corrosifs. Le bois doit être propre et exempt de taches de graisse ou de colle. Il est nécessaire de bien le sécher, poncer légèrement lorsqu’il est bien sec.
L’eau oxygénée doit être conservée à l’abri de la lumière et de la chaleur. A la concentration de 110 à 130 volumes elle est très oxydante et au contact des matières organiques présente des risques d’incendie. Il est prudent d’avoir un récipient à eau à proximité, d’autant plus qu’il se produit une effervescence abondante.
Teinture du bois. Les ébénistes utilisent diverses teintures réalisées selon des formules empiriques et qui donnent un aspect ébène, noyer, acajou, etc.
On trouve dans le commerce d’excellents « mordants » que l’amateur utilisera selon son goût.
Pour obtenir une jolie teinte brune on peut appliquer :
Si on veut faire ressortir les veines du bois faire agir de petits copeaux de cuivre sur de l’ammoniaque. Répandre le tout sur le bois après quelques jours. Laisser sécher. Verser ensuite sur le bois une dissolution de Ferro cyanure de potassium. Sécher puis raboter. Les veines sont colorées en une teinte brune solide.
Cire, encaustique. Après avoir passé une première couche de teinture, on laisse bien sécher, puis l’on applique une couche de cire après avoir frotté légèrement au papier de verre fin. Les encaustiques aux silicones sont particulièrement recommandées.
Vernissage, peinture. On trouve actuellement dans le commerce de nombreux vernis et peintures qui rendent au bois un aspect propre et agréable.
Dans tous les cas et avant chaque application, il est important de bien préparer le fond, c’est à dire le bois à travailler.