Pour les déchirures de voile importantes à bord, une bande de tissu ordinaire ou adhésif, collée à l’endroit de la déchirure est préférable bien souvent à une pièce mal cousue, d’autant plus que la voile doit fournir des efforts importants.
De toutes façons, il faut que le tissu soit bien sec, la voile posée à plat, les bords de la déchirure accolés, la pièce placée dans le sens du tissu. Cette réparation est provisoire et la voile doit être confiée à un voilier aussitôt l’arrivée à terre. Pour les coutures, la réparation se fait à terre avec une machine à coudre ordinaire, au point dit « zigzag ». Utiliser un petit point qui sera plus solide et évitera aux bords des laizes de s’effilocher.
Sur le bateau, dès qu’une couture donne des signes de fatigue, il faut recoudre à la main. On utilise des aiguilles à boyaux pour les tissus d’un poids de moins de 200 g/m2, des aiguilles de voilier n° 18 pour les tissus de 200 à 300 g/m2, et des aiguilles n° 17 pour ceux de plus de 300 g/m2.
En suivant ces quelques conseils, on évitera de transformer en peu de temps, la meilleure des voiles en la plus vulgaire des bêches. Combien de marins, combien de capitaines ont eu la mauvaise surprise de constater lors du réarmement du bateau qu’une voile est pourrie, que la déchirure du foc n’est pas réparée, que les coutures du génois sont moisies et lâchent...
Toujours penser qu’une voile neuve coûte cher, très cher.
Un bateau bien entretenu est la condition nécessaire à toute sortie en mer, que ce soit une croisière, une régate ou même une simple excursion d’une journée, car entretien égal avant toute chose sécurité.