Rassembler de vieux tuyaux de poêle. Ceux ci peuvent être rouillés, déformés ou même quelque peu perforés. Ils seront utilisés, comme coffrage intérieur.
Creuser une tranchée de 25 à 30 cm de large. Déterminer la profondeur et la pente désirée. Utiliser un mortier de ciment à base de sable et non de graviers, les parois des canalisations seront ainsi bien lisses ; il ne se produira alors aucune aspérité, apte à conserver les impuretés des eaux d’écoulement. Disposer, au fond de la tranchée, une couche de mortier de 4 à 5 cm. Niveler celle ci, pour qu’elle ne présente plus aucune cavité importante. Assembler les tuyaux de poêle, en fonction d’un tracé déterminé au préalable. Les déposer sur la couche de mortier ; puis les enfoncer légèrement. Remplir la tranchée de mortier, tout d’abord sur les côtés, puis sur le dessus des tuyaux. L’épaisseur de la couche de mortier atteint alors 4 à 6 cm. La niveler et la tasser, grâce à une planche de damage.
Prendre soin, durant cette opération, de ne pas endommager les tuyaux. Laisser le mortier « prendre ». Combler alors la tranchée.
Après environ quinze jours, damer la terre, à l’aide de la planche à damage. On peut alors utiliser les conduites. Les tuyaux de poêle, sous l’action de l’eau, vont s’oxyder et se dissoudre peu à peu. Ceux ci ne jouent donc qu’un seul rôle : celui de moules. Après leur disparition, subsisteront les canalisations en ciment, dont le diamètre sera à peu près égal à celui des tuyaux.
Construire une terrasse pose deux problèmes essentiels : l’étanchéité et l’isolation. Utiliser alors un revêtement, muni de ces deux qualités.
Celui ci sera constitué : d’une feuille de papier isolant, tel que le papier kraft ; d’une couche d’asphalte pur, coulé, dont l’épaisseur atteindra 5 mm.
Celle ci sera composée de 92 à 94 % de mastic d’asphalte et de 6 à 8 % de bitume raffiné. Il sera aussi constitué d’une autre couche d’asphalte sablé, coulé, dont l’épaisseur sera de 15 mm.
L’asphalte sablé sera constitué de 60 %de mastic d’asphalte, de 4 à 7 % de bitume raffiné et de 30 à 36 % de graviers ou de sable. Séparer les joints de cette seconde couche d’une distance égale à 10 cm de ceux de la première couche d’asphalte. Disposer une protection mécanique : répandre une couche de sable de 2 cm. Répartir sur celle ci une chape de ciment d’environ 4 cm.
chape de ciment et pour finir une couche de 8 cm de gravillons ou de gros sable.
Utiliser une autre protection mécanique, si les plantations avoisinantes cherchent à pénétrer dans le revêtement, en quête d’humidité. Celle ci est composée d’un dallage d’asphalte paraffiné, dont l’épaisseur atteindre 2 cm ; la couler à chaud sur deux épaisseurs de papier kraft.
Recouvrir ce dallage, d’une couche de 8 cm, composée de gravillons ou de gros sable ; cette opération augmentera l’efficacité du revêtement protecteur.
Pour l’écoulement des eaux, deux solutions sont envisageables :
la terrasse possède une pente située entre 1 et 3 %. Elle est également, munie d’une mince rigole, en bordure de terrasse, celle ci servant en quelque sorte de gouttière.
ou la terrasse possède une cuvette pluviale, où s’accumuleront les eaux.