Réalisation des décors sur les tissus
Divers procédés permettent de réaliser des dé sur du tissu, selon la nature du textile, la complexe des décors et les dimensions de l’ouvrage.
Les techniques et les moyens
Si chaque technique nécessite un minimum de moyens, un bon bricoleur peut confectionner certains outils, comme le métier sur lequel le tissu doit être tendu.
Les techniques
Les résultats les plus esthétiques s’obtiennent avec les procédés les plus complexes à mettre en œuvre, ce qui n’implique pas forcément qu’ils nécessitent le matériel le plus coûteux.
Les tampons servent à reporter un même motif plusieurs fois sur le tissu.
- Le même motif peut être repris dans des couleurs différentes, de préférence avec un tampon pour chaque couleur.
- Un décor peut combiner 2,3 motifs ou plus (mais au delà de 5 à 6 tampons, la technique est plus complexe).
- Le matériau des tampons dépend des dimensions et de la finesse du motif : la gomme, dans laquelle le motif est sculpté au couteau universel ou au scalpel, permet de réaliser de petits motifs et donne un tampon réutilisable un grand nombre de fois ; la pomme de terre, matériau le plus facile à travailler et le plus économique, s’adapte difficilement à des motifs trop détaillés ; les tampons, par ailleurs, sont peu durables ; le polystyrène autorise des motifs relativement complexes et de surface importante, réalisés par pyrogravure ; la linogravure nécessite un outillage assez complet, mais donne une grande finesse de détails, pour des tampons de grande surface, pratiquement jusqu’à une taille A3.
Le pochoir est également une technique assez simple, très pratique pour des motifs relativement peu élaborés, éventuellement reportés plusieurs fois dans un décor.
- Le dessin du pochoir peut être repris sur un patron publié dans une revue ou un ouvrage spécialisé, ou reproduit à partir d’un dessin (ou d’une photo), par agrandissement homothétique, soit au pantographe.
- Le matériau du pochoir est couramment un carton huilé ; les professionnels utilisent des feuilles d’acétate.
- La découpe du pochoir s’effectue à l’aide d’un petit cutter, ou d’un scalpel pour les motifs les plus fins.
- Plusieurs pochoirs du même motif peuvent être découpés en même temps, en superposant plusieurs feuilles de carton ou d’acétate.
La sérigraphie consiste à forcer des encres à travers un écran de Nylon plaqué sur le support à décorer.
L’écran sérigraphique est enduit d’un vernis spécial qui l’imperméabilise à la pénétration de l’encre, sauf aux endroits du dessin, reporté sur l’écran par l’un des trois procédés les plus courants : la sérigomme consiste à tracer le dessin au moyen d’une solution de caoutchouc liquide appliquée avec une plume normographe ; le nu film est une pellicule cellulosique contrecollée sur une feuille de papier, dans laquelle on découpe le dessin à reproduire avant de le transférer sur l’écran ; le crayon lithographique sert à dessiner directement le motif sur l’écran, où il dépose un liquide qui empêche l’imperméabilisation du Nylon ; en posant l’écran sur du papier abrasif plus ou moins fin pour réaliser ce tracé, on obtient des dégradés plus ou moins chargés.
- L’impression s’effectue en fixant l’écran sur un cadre et en y étalant une encre spéciale pour le tissu à décorer, ce qui signifie qu’il faut un écran par motif et par couleur.
- L’encrage est forcé à travers le dessin reproduit sur l’écran à l’aide d’une raclette en caoutchouc, après avoir bien positionné le tissu et immobilisé écran et tissu l’un par rapport à l’autre (dans un cadre en bois, par exemple).