Procéder à une isolation thermique

Le traitement de l’isolation au froid est très différent de celui de l’isolation à la chaleur. Les deux procédés seront étudiés séparément.

Isolation contre le froid

Il est recommandé, dans le cas d’une pièce continuellement chauffée de procéder à une isolation extérieure. Il est conseillé, d’utiliser de préférence, des plaques de polystyrène expansé. Celui ci est l’un des meilleurs isolants.

Sa légèreté et sa grande faculté d’isolation proviennent du fait, que son épaisseur est constituée d’air contenu dans de nombreuses alvéoles ; les parois de celles ci sont étanches et minces. Le polystyrène expansé ne s’altère pas dans une marge située entre -180° et + 75°. De plus, il n’est pas sensible à l’attaque des moisissures, ni à celle des insectes, c’est un excellent isolant thermique et phonique.

Etendre sur le revêtement du mur extérieur, une couche de mortier bâtard (constitué en parties égales de chaux et de ciment).

Appliquer sur celle ci, les plaques de polystyrène expansé, bien délimitées auparavant à la scie.

Puis les juxtaposer, de la même façon, jusqu’à recouvrement total de la surface à isoler. Appliquer, sur les plaques déjà posées, un grillage galvanisé à triple torsion, servant à maintenir un enduit de plâtre. Recouvrir le grillage d’un enduit de plâtre. L’isolation est alors terminée.

Isolation conte la chaleur

Les murs épais sont très efficaces contre la chaleur ; ils absorbent la chaleur, durant la journée, et la restituent au cours de la nuit. Il est conseillé, dans ce cas, d’éviter de laisser entrer le soleil et de faire des courants d’air.

La meilleure protection des murs, contre la chaleur, sera le blanchissage de ceux ci, afin qu’il se produise un phénomène de réflexion ; la chaleur dans ce cas, ne pourra que difficilement s’introduire dans les murs. On peut aussi protéger les murs, des rayons solaires par divers systèmes tels que les pergolas ou les stores, ou encore par des feuillages formant un ombrage.

Isolation contre l’humidité

L’humidité provient parfois d’infiltrations d’origine pluviale. Celles ci s’infiltrent dans des murs, le plus souvent perméables. On peut y remédier de deux façons :

Employer des peintures sicatées ou à la pliolite acrylique ; celles ci sont imperméables (ces deux produits ne peuvent s’appliquer l’un sur l’autre). Ces peintures ne sont réellement efficaces que dans la mesure où elles sont utilisées sur des murs en bon état ou sur un moucheté peu profond.

Utiliser un nouveau mortier. L’appliquer en trois couches, sur le revêtement endommagé par les infiltrations de l’humidité. La première couche comporte 3 volumes de sable, 1,5 volume de ciment, 0,5 de chaux.

Les deux autres couches seront plus maigres, de sorte qu’il ne se produise pas, par la suite, de craquelures. Ces couches sont composées de 3 volumes de sable, 0,5 de ciment et 1,5 de chaux.

D’autre part, ne pas négliger le rôle, que peuvent jouer dans ce cas, des feuillages grimpants, tels que la vigne vierge. Placer sur le mur, un treillage de bois, à environ 3 cm de celui ci à l’aide de tasseaux de bois. Puis accrocher le végétal sur le treillage ainsi constitué. L’eau de pluie ruisselle sur le feuillage et n’atteint alors pas le support, qui reste intact.

L’humidité provient du sol ; utiliser alors un réseau de drainage. Pour cela, creuser une tranchée, plus profonde que les fondations. Etendre, sur le fond de celle ci, une couche de sable. Déposer alors les tuyaux, sans les sceller. Les maintenir, en les recouvrant en partie de sable de rivière. Combler la tranchée de cailloux. Prendre soin de placer tout ce système de drainage sur la partie la plus basse du terrain.