C’est de la peinture extérieure que dépend en grande partie la bonne conservation de la coque du bateau. Elle agit comme protection contre l’eau de mer, les coquillages, la végétation, les chocs, etc. C’est le véritable bouclier du bateau. Elle protège le bois contre les attaques du sel, les ferrures contre celles de la rouille. On emploie des peintures anti végétatives pour limiter les travaux de carénage, des peintures laquées pour des soucis de vitesse. Les emplois sont multiples aussi les peintures sont également nombreuses. Telle peinture conviendra mieux à tel bateau pour tel emploi. Il ne faut pas peindre n’importe quel bateau avec n’importe quelle peinture.
Cela dépend bien sûr du régime auquel l’on soumet le bateau, s’il sort beaucoup ou peu, si on l’hiverne au sec ou au mouillage, si la coque a pris beaucoup de chocs en face. En règle générale à chaque fois que le bois est mis à nu à la suite du ragage ou d’un choc, il faut repeindre aussitôt, même grossièrement, pour empêcher l’eau de s’immiscer dans le bois.
Pour la peinture générale, au dessous de la flottaison une peinture bien choisie en fonction du bateau et bien appliquée dure 4 saisons ; au dessous de la flottaison il faut peindre à peu près une fois par an ; toutefois certaines peintures à base de vernis et de laque, très fluides et plus solides peuvent tenir 2 ans.
Il est préférable de passer plus souvent une couche de peinture anti végétative, quasiment à chaque carénage car elle résiste assez mal au brossage.
Pour une bonne adhérence à la coque, les peintures doivent être parfaitement sèches pour la mise à l’eau ; compter 8 jours de séchage.
Elles sont de plusieurs types, chacune ayant ses défauts et ses qualités. Le mieux et le plus efficace est de choisir un type de peinture une fois pour toutes et de s’y tenir. Ne pas changer de marque autant que possible. On distingue :
La qualité spécifique de chaque type est importante pour le choix de la peinture. Mais quelle va être la fonction de la peinture à choisir ! De cette question dépend aussi en grande partie le choix.
Si la couche à donner est une couche d’impression (ire couche) il convient de choisir une peinture qui « accroche » bien au support.
Si la couche est une couche d’apprêt, on utilise un enduit plus épais destiné à colmater les défauts de la surface de la coque.
Si la couche est une couche de finition, on utilise une peinture laquée ou émaillée. Elle résiste mieux aux chocs et aux intempéries, au soleil, au sel, à l’air.
Certaines peintures peuvent être choisies selon des emplois plus spécialisés. Nous avons déjà parlé de la peinture antivégétative et de la peinture au bronze. Il faudrait ajouter les peintures aux silicones lénamel) et les laques à base de résine de polyester, plus particulièrement destinées aux bateaux de régate car elles donnent des surfaces laquées, parfaitement polies et très résistantes favorisant la vitesse.
La préparation de la coque est le travail le plus important, que ce soit en temps ou la surface à nettoyer, à poncer, à gratter avant l’application, ou que ce soit en soins à apporter à toutes ces opérations.
La préparation de la coque avant l’application de la peinture se fait rituellement. Les mêmes opérations doivent se renouveler à chaque fois.
Commencer par le carénage, en apportant peut être encore plus de soins qu’à l’accoutumé. La peinture tiendra d’autant mieux que la coque sera propre et dépolie. Eliminer toutes les taches de graisses, d’huile, de mazout sur lesquels la peinture ne « mordrait pas ». Puis poncer la coque au papier abrasif pour éliminer la peinture abîmée et « satiner » la couche de peinture encore solide qui se trouve en dessous. Mettre le bois à nu si nécessaire, si la couche de peinture en dessous semble douteuse. Dans le cas où il faut mettre la coque complètement à nu, utiliser le chalumeau ou un décapant chimique pour enlever les couches de peinture. Faisant suite au lessivage et au ponçage, il faut laver à l’eau douce en frottant énergiquement avec une éponge pour chasser les traces de poussière, les éclats de peinture, ou de vernis... Laisser sécher. La coque doit être parfaitement sèche. C’est important car beaucoup de types de peinture sont réfractaires à l’humidité et n’adhère pas à la moindre trace d’eau.
Une fois la coque sèche, l’application proprement dite peut commencer.
Lorsque les bateaux hivernent sous hangar, les réservoirs d’essence doivent être vidés, afin que soient respectées les clauses de contrats d’assurance.