Pour des raisons d’économie, les revêtements muraux, hormis la céramique de la cuisine ou de la salle de bains, sont souvent posés par le futur propriétaire.
La qualité de la préparation des murs est déterminante pour obtenir un bon résultat. Beaucoup de cloisons, doublages et plafonds, qui sont réalisés en plaques de plâtre, nécessitent un traitement soigné au niveau des joints avant la pose des revêtements classiques comme la peinture ou le papier peint (encore que ce dernier possède un certain pouvoir de couverture des défauts lié à son épaisseur). Pour ce faire, le poseur de doublages et cloisons traitera, une première fois, les joints avec deux couches : la première est destinée à coller les bandes, la seconde est à rattraper et égaliser la surface. Egalement, le peintre appliquera un enduit de lissage pour rattraper, de manière plus fine, les imperfections. Si le propriétaire décide de faire lui même ses peintures, il peut toutefois exiger du constructeur un rattrapage correct des joints.
Les matériaux de revêtement sont :
Les bois reçoivent deux couches de peinture après préparation (du moins quand on cherche à faire le travail correctement), des lasures ou vernis.
Les revêtements de sols sont classés suivant une nomenclature qui mesure l’usure (U), le poinçonnement (P), l’entretien (E) et la résistance aux produits chimiques (C). On parle de classement UPEC. Des chiffres indiquent, en regard de chaque lettre (par exemple, U3E3C2), la valeur suivant une échelle qui va de 4 pour l’efficacité la plus élevée, à 1 pour la plus faible.
Le classement nécessaire est fonction de l’usage de la pièce, c’est‑à-dire du passage qui s’y fait. Ainsi, le revêtement de l’entrée, qui communique directement avec l’extérieur, doit avoir un classement plus élevé que celui des chambres. Il en est de même pour un séjour équipé de portes fenêtres.
Le respect de ces contraintes est le gage d’un vieillissement correct des ouvrages. À titre indicatif, le classement à atteindre est en général U25P2E1C0, sauf pour les chambres (U2P2), les carreaux de céramique en cuisine (U3E3C2), et la terrasse (U3P3E3C2)
La technique de pose est également fixée par des normes destinées à respecter les caractéristiques annoncées.
Dans un nombre de cas, la qualité du support est déterminante sur l’aspect final du sol revêtu, sinon immédiatement après la livraison du moins après quelques mois d’usage.
Sur des dallages ou planchers en béton, il faudra, dans la majorité des cas, réaliser un ragréage de sol, c’est‑à-dire appliquer un produit semi-liquide qui atténue les défauts de planéité.
Les carrelages sont obtenus à partir de formulations diverses. Les produits utilisés pour les fabriquer ainsi que leurs cuissons déterminent leur résistance, leur degré d’absorption d’eau et donc leurs usages. Les plus solides sont constitués de grès cérame, les plus tendres sont en terre cuite.
La faïence sera utilisée pour des revêtements muraux intérieurs. Elle peut l’être pour le sol d’une salle de bains, mais uniquement si cet usage est garanti par le fabricant.
Les grès et grès cérame, résistants, sont bien adaptés à un usage au sol. Les grès émaillés seront utilisés au sol ou au mur mais on vérifiera que leur classement correspond à celui requis par l’usage de la pièce.
Il existe d’autres produits à base de terre cuite, d’émaux, de pierres naturelles... Cependant, on vérifiera le classement du produit en fonction de son usage. La décoration, très variée et attirante, n’est pas significative d’une bonne résistance du matériau.
Les joints autour des appareils sanitaires (comme la baignoire et surtout la douche) doivent être très soignés. Il est préférable d’utiliser des mortiers spéciaux à base de résine.
De nombreux produits sont utilisés pour recouvrir les sols.
La moquette : revêtement très utilisé pour les chambres, elle sera utilisée avec précaution pour les pièces en contact avec l’extérieur.
Les parquets : réalisés en bois, leurs techniques de pose sont variées :
La qualité de planéité des sols en béton a une importance déterminante sur la réussite de ce travail. En effet, des lames, posées sur un support non régulier et plan, ont tendance à s’abîmer aux joints.
Évitez la pose de parquets dans les pièces humides et dans celles où le support peut transmettre l’humidité (par exemple, sur le dallage d’un sous-sol). Évitez également les supports dont les conditions hygrométriques ou de température varient beaucoup (plancher chauffant).
Les stratifiés : produits industriels qui imitent l’aspect du bois, leur pose s’effectue suivant les prescriptions du fabricant (pose collée ou flottante). Il convient de respecter les mêmes précautions de planéité que pour les parquets.
Les sols plastiques : on trouve des revêtements en matière plastique, en dalles ou en lés. La résistance de ces matériaux peut être excellente suivant les classements.
Le linoléum : Actuellement, ce matériau retrouve un regain d’intérêt auprès des professionnels et du public car il est fabriqué à partir de produits naturels (huile de lin, résines naturelles, farines de bois ou de liège…).