Quelle que soit leur provenance, les gaz épurés sont presque inodores mais pour une raison de sécurité, on y ajoute du mercaptan qui leur communique l’odeur que nous connaissons tous.
Si la fuite de gaz débute quand on est dans la pièce, il peut produire une accoutumance progressive qui empêche de la percevoir. Toute torpeur anormale ressentie dans un local où on utilise du gaz, doit mettre en alerte.
Quand une fuite est constatée, on doit immédiatement ouvrir les portes et fenêtres et fermer le compteur en évitant surtout de faire fonctionner un interrupteur électrique ou une sonnette car l’étincelle risquerait de provoquer une explosion.
Il est très rare de constater une fuite de gaz sur une canalisation fixe en métal. Par contre, les raccords en tuyau souple deviennent poreux au bout d’un certain temps. Il est recommandé de les vérifier souvent et de les changer périodiquement.
Une fuite qui aurait pu survenir se localise avec de l’eau savonneuse mais jamais avec une flamme d’allumette, de briquet ou de bougie comme on le voit encore faire trop souvent.
On fait donc dissoudre du savon ordinaire dans un peu d’eau et on applique cette dilution sur la canalisation à l’aide d’une éponge ou d’un pinceau. La fuite provoque alors, à son point d’origine, la formation de bulles de savon. L’amateur doit s’abstenir de réparer lui même les parties fixes d’une canalisation de gaz et faire appel à un spécialiste car les conséquences d’un travail imparfait peuvent devenir catastrophiques.
On peut tout au plus intervenir pour faire fonctionner un robinet d’arrêt. Ceux-ci sont du type à boisseau conique. Lorsqu’ils deviennent trop durs à manoeuvrer, on ferme d’abord le compteur puis on enlève la vis diamétralement opposée à la poignée. On retire alors le boisseau que l’on nettoie avec un simple linge pour éviter de le rayer. Ensuite, on l’enduit d’une légère couche de vaseline avant de le remettre en place.
Attention : Ne jamais brancher un appareil sans s’assurer qu’il est équipé pour le gaz que l’on emploie. Les pointeaux d’arrivée et les prises d’air doivent en effet être réglés différemment selon que l’on utilise du butane, du propane, et même selon la pression et la composition du gaz distribué par la ville où l’on réside. Ce réglage est du ressort à la fois du constructeur et d’un installateur. Un manque d’air provoque une flamme longue et jaune. Un excès d’air, une flamme courte et sifflante qui tend à se détacher du brûleur.
On peut éviter actuellement de vidanger les installations qui ne fonctionnent pas pendant une partie de l’hiver en ajoutant de l’antigel à l’eau du circuit. Il s’agit des mêmes produits que ceux utilisés dans les radiateurs d’automobiles. Cela revient relativement cher étant donné le volume d’eau contenu dans une installation de chauffage central. Cette adjonction d’antigel doit être exécutée par un spécialiste. Elle a l’avantage d’éviter la rouille qui ne manque pas de se produire quand on est obligé de vider une canalisation pendant un certain temps.
Si l’on n’utilise pas d’antigel, il est prudent de mettre bien en évidence sur la chaudière une pancarte portant l’inscription : « appareil vidangé, ne pas allumer ». En effet, il est très grave pour une chaudière de la faire marcher sans eau. Avant sa remise en route, il est nécessaire de procéder au remplissage de toute l’installation et pour se faire de se conformer strictement aux indications du constructeur et de l’installateur.
Il arrive aussi qu’une partie de l’eau s’évapore pendant que le chauffage fonctionne. Un manomètre ou un niveau d’eau installé sur la chaudière permettent souvent de constater cette insuffisance. Cependant, les petites installations ne sont pas toujours munies de ces appareils. Il est alors nécessaire de vérifier qu’il y a de l’eau dans le bac d’expansion (c’est un petit réservoir placé à la partie la plus haute de l’installation).
En cas d’un léger manque d’eau, on complète ce déficit en ouvrant quelques instants la vanne d’alimentation prévue à cet effet.
Une baisse fréquente du niveau d’eau est une preuve certaine de fuite dans l’installation.
Un radiateur, qui reste froid, contient souvent un certain volume d’air qui bloque le circuit d’eau. Il faut alors le « purger ». On dévisse pour cela la vis placée sur l’une des extrémités de la partie supérieure du radiateur ou on ouvre le « robinet purgeur » s’il en est muni. On laisse échapper l’air pour revisser ou refermer dès que l’eau commence à couler.