Des âbles dépendent en grande partie la solidité du gréement dormant, donc la sécurité du bateau en général. Les câbles interviennent aussi dans le gréement courant. Ils peuvent être soit en acier galvanisé, soit en acier inoxydable.
son inconvénient, il rouille et demande beaucoup d’entretien mais il a l’avantage d’être bon marché et résistant.
une rouille pas et est donc d’un entretien plus facile que l’acier galvanisé mais il est plus fragile et surtout il est beaucoup plus cher.
Des taches de rouille peuvent apparaître sur les câbles en inox, mais elles disparaissent très vite au passage du chiffon.
Le choix des câbles du gréement dormant dépend de l’utilisation du bateau. Si un bateau sort beaucoup, il sera préférable de choisir un gréement en acier galvanisé et de le remplacer plus souvent (tous les deux ans par exemple). Tout compte fait, la défense sera moindre et la sécurité accrue.
Par contre, il est préférable d’équiper en câbles inox un bateau qui sort moins souvent (moins de trois mois par ans).
Le meilleur moyen est de saisir le câble à pleines mains et de le plier au maximum. Un câble qui a du mal à se redresser ou un câblé dont un ou plusieurs fils cassent doit être remplacé immédiatement.
La rupture de fils est signe d’usure, le manque d’élasticité aussi. A bord, pendant les périodes de navigation, surveiller si les câbles ne s’effilochent pas. En effet, des fils d’acier libres risquent d’accrocher la voile et de la déchirer. Recouvrir tout de suite tout fil d’ acier brisé d’un morceau de tissu adhésif ou de sparadrap.
Avec les câbles en inox, pas de problèmes. Avec les câbles en acier galvanisé, le meilleur moyen est de les enduire d’une couche de protection. Une bonne protection peut être obtenue par un mélange d’huile de lin et de goudron de Norvège, ou encore plus simplement par du suif, toutefois attention ! à proximité des voiles, la graisse risque de tacher la toile. Il est préférable alors de vernir ou de peindre les câbles.
Les câbles sont en général fragiles quel que soit leur diamètre et leur texture (monofil, monotoron ou polytoron).
Rouler les câbles sur un grand diamètre (2 m environ) et dans un endroit sec pendant l’hiver pour éviter tout risque d’oxydation.
Si on stocke des câbles à bord, les graisser d’abord et les envelopper soigneusement dans du chiffon passé au suif.
Ils sont la proie continuelle du ragage parce que plus sollicités (ils forment le gréement courant, servent à la mobilité de la voilure), plus souples, donc plus friables, plus sensibles à l’usure. Tout l’entretien et la surveillance est en fonction de cette constante : éviter le ragage, prévenir ou réparer les effets du ragage. Les cordages peuvent être attaqués par l’eau de mer.
On ne les utilise pratiquement plus de nos jours. Sensibles à l’eau de mer, ils sont très vite attaqués et rentrent en putréfaction. Leur stockage est difficile car il faut les laisser sécher avant de les ranger. Les effets du ragage sont importants.
On utilise couramment le polyamide (nylon), le polyester (tergal) ou bien encore le polypropylène. On choisit sur un bateau les cordages en fonction de leur emploi. Tous les cordages ne sont pas identiques. Par exemple, les cordages en tergal ont une élasticité importante, ceux en polypropylène sont très peu élastiques. Le nylon est très sensible aux ultra violets, le tergal l’est beaucoup moins. Bien choisir le cordage enfonction de l’emploi. c’est limiter l’usure, les risques de rupture et les frais d’achat.
Lorsqu’un cordage en fibres naturelles est mouillé, il rétrécit. Cela nécessite alors un effort d’autant plus grand de la part de la voile, au risque de la déchirer.
Aussi, à chaque fois qu’un cordage est mouillé, le mieux est de lui donner un peu de mou.
Dès que cela est possible, il faut rincer les cordages à l’eau douce comme pour les voiles et les suspendre. Ne jamais les remiser avant qu’ils ne soient parfaitement secs, ainsi ils ne pourriront pas.
Sous le nom d’accastillage, on regroupe des pièces ou des ensembles de pièces de formes et de dimensions variées qui sont indispensables à la bonne marche du bateau, à son gréement ou à son agrément ; On trouve toutes les sortes de poulies, les taquets, les ridoirs, les winchs, les chandeliers mais aussi des balcons d’étrave, des porte fanaux.
Le bon entretien de l’ensemble de l’accastillage nécessite pour chaque pièce un soin particulier qu’il serait trop long de décrire ici.
Enonçons quelques règles générales qui permettront de maintenir le matériel d’accastillage au meilleur de son rendement.
Utiliser autant que possible des pièces en acier inoxydable.
Plus chères certes, mais plus légères, et plus solides, elles offrent une garantie de longévité sans trop de souci d’entretien.
Une fois par an, à l’époque de l’hivernage, vérifier l’état de l’accastillage.
Il vaut mieux passer plusieurs heures à vérifier le bateau de A à Z une fois par an que passer plusieurs heures sur mer à « rafistoler » une poulie ou une ferrure. Tout doit être revu, les réas, les poulies, la position des ferrures qui ont pu jouer pendant la navigation, etc.
Tout doit être noté et avant le réarmement de printemps, ceci afin d’éviter les mauvaises surprises.
Le graissage est une parade efficace contre le ragage. Si la voile force à la descente, graisser le rail avec de la vaseline ou une graisse inaltérable par l’eau, à l’hivernage, profiter de l’immobilité du bateau pour graisser toutes les mécaniques à la burette à long bec : les ganideaux, les poulies, les rails, les rouiches, les réas sont les pièces principales à graisser.