On ne doit utiliser que du « fuel oïl domestique », à l’exclusion de toutes autres catégories de combustibles liquides (essences, pétrole, huile de vidange, fuel oïl léger...).
Il existe différents modes de stockage :
Les recommandations générales concernant le conduit de fumées et le raccordement des appareils indiquées pour les poêles à charbon sont valables pour les poêles à mazout. Le tirage présente une importance particulière (il doit être compris entre 1 et 2 mm de dépression selon les indications du constructeur) de même que le bon état du conduit (non fissuré et en matériaux non poreux) et que son isolation thermique.
D’autre part, l’appareil doit être posé bien d’aplomb et parfaitement horizontal (à vérifier au niveau).
Pour allumer un poêle à mazout on peut utiliser :
Il ne faut jamais employer d’essence ou de pétrole. La mise en route doit être progressive (suivre les indications de la notice d’emploi).
L’allumage doit s’effectuer dès que le fuel s’écoule dans le brûleur. Il ne faut donc jamais laisser le régulateur de débit en position d’ouverture sans procéder immédiatement à l’allumage.
Si on laisse le fuel s’écouler sans l’allumer, le niveau du liquide s’élève dans le brûleur jusqu’au déclenchement du dispositif de sécurité qui coupe l’arrivée pour éviter le débordement.
Le brûleur peut ainsi contenir plusieurs décilitres de fuel provoquant à l’allumage un emballement du poêle, qui risque de surprendre, avec encrassement du brûleur et danger de feu de cheminée.
Il ne faut donc pas allumer s’il y a une quantité importante de combustible dans le fond du brûleur ; on doit le vidanger avant l’allumage à l’aide d’un chiffon, d’une éponge ou mieux d’une pipette. (Certains appareils comportent un té d’alimentation avec vidange à la base du brûleur qui facilite l’opération.)
D’autre part, lorsque le réservoir se vide, l’appareil étant encore en fonctionnement, le brûleur s’éteint. Il est alors absolument indispensable, avant de le rallumer, d’en attendre le refroidissement complet, sinon l’on risquerait de provoquer l’explosion des gaz accumulés dans la chambre de combustion. En effet, le mazout est à une température élevée, le poêle le réchauffant : il est donc à l’état gazeux et la moindre allumette peut l’enflammer.
Enfin l’allumage peut présenter quelque difficulté dans certaines circonstances météorologiques défavorables, telles que cheminée trop froide ou humide, « temps bas », réchauffage excessif du haut de la cheminée et enfin très forts coups de vent.
Diverses solutions peuvent être préconisées selon les constructeurs, se ramenant dans les trois premiers cas à faciliter ou renforcer le tirage lors de l’allumage (emploi d’une torche, maintien de l’orifice d’allumage ouvert pendant 10 minutes), ou même exceptionnellement combustion de papier au pied de la cheminée par la trappe de ramonage laissée ouverte. Enfin, l’emploi d’un aspirateur statique est susceptible d’aplanir les difficultés provenant de vents violents.
Le réglage de l’allure s’opère normalement en faisant varier le débit de combustible par la manoeuvre de la tige de commande du pointeau de la cuve à niveau constant.
La fluidité du mazout étant susceptible de varier selon les livraisons, ou bien en fonction de la température extérieure, il peut arriver que le débit soit trop faible et que la flamme s’éteigne au ralenti, ou au contraire qu’en allure maximum il soit trop fort (la flamme bute alors contre le couvercle et produit des suies). Pour remédier à ces inconvénients il y a lieu d’agir sur les vis de réglage de la cuve à niveau constant en suivant les instructions du mode d’emploi.
Lors de l’arrêt du chauffage pour une durée de plusieurs jours, prendre les précautions suivantes :
Manutention du mazout : Pour éviter les odeurs certaines précautions doivent être prises dans le remplissage du réservoir ; éviter le remplissage à ras bord ; essuyer la surface du réservoir après remplissage.
Pour maintenir un poêle à mazout en bon état de fonctionnement, des décrassages ou des nettoyages périodiques du brûleur sont nécessaires.
Le décrassage de l’arrivée du fuel au brûleur s’effectue au moyen d’un dispositif simple prévu par le constructeur, tel qu’une tirette manoeuvrable de l’extérieur qu’on enfonce et qu’on retire en la tournant.
Si ceci est insuffisant, on procède, après une certaine période de chauffe, au nettoyage du brûleur. Pour cette opération, suivre les indications du constructeur. Le rendement de l’appareil est maximum quand le fuel brûle totalement sans fumée visible.
Il y a bonne combustion quand le mélange air mazout est bien dosé, c’est à dire lorsque la flamme présente une teinte orangée claire ou blanche éclairante et pour certains brûleurs lorsque la flamme est bleue.
Un tirage insuffisant provoque un manque d’air caractérisé par une flamme longue de couleur rouge sombre et fuligineuse, pouvant produire de la suie.
Un tirage excessif provoque un excès d’air caractérisé par une flamme blanche, courte et dure, provoquant une dépense inutile de combustible.
Le réglage est du ressort de l’installateur qui doit vérifier la dépression, la température, l’aspect des flammes.
Il agira notamment sur le modérateur de tirage afin que l’ouverture du volet de ce modérateur soit telle que l’on obtienne le résultat jugé satisfaisant. Il faut le fermer s’il y a manque de tirage, l’ouvrir s’il y a excès de tirage. De toute façon, la dépression mesurée au déprimomètre, et après ces divers contrôles, doit être obligatoirement égale ou légèrement supérieure à celle indiquée par le constructeur.
Les tuyauteries de raccordement du réservoir à la cuve à niveau constant et au brûleur doivent rester parfaitement étanches.
En cas de suintement de mazout à un raccord, resserrer ce dernier et demander l’intervention de l’installateur si le suintement subsiste.
Dans le cas où le fuel arrive mal ou pas du tout dans le pot brûleur alors que le réservoir est rempli et le robinet ouvert, il y a lieu de remédier aux causes probables
Une vidange et, le cas échéant, un nettoyage du circuit d’alimentation effectué selon les indications de la notice d’emploi remédient à ces inconvénients.
Enfin le conduit de fumée doit être ramoné au moins deux fois l’an et l’installation vérifiée entre deux saisons de chauffage.