Les caractéristiques géologiques du terrain ont une influence sur le coût de la construction. En effet, le terrain doit posséder une résistance (ou taux de travail) suffisante :
La bonne méthode pour gérer ces risques consiste à faire réaliser des sondages du sol. Un bureau spécialisé fournit un descriptif précis des caractéristiques des sols pour renseigner sur la présence ou non d’eau, sur les dispositions à prévoir en cas de sous-sol particulier et clarifie les doutes... Cette étude devient quasi indispensable lorsque le terrain est situé dans une zone où un assainissement individuel doit être réalisé et que le sol est plus ou moins imperméable.
Dans le cas d’une construction en secteur diffus, le maître d’ouvrage, c’est à dire vous ne fait pas souvent réaliser directement ces sondages. En effet, sachez que c’est le constructeur, au titre de son obligation de conseil vis-à-vis du maître de l’ouvrage, qui porte la responsabilité des préconisations faites. Il peut lui-même réaliser les sondages et reste propriétaire des résultats. Le constructeur peut alors prévoir au mieux ses ouvrages de fondations. De plus, les risques de sinistres, désordres et désagréments divers sont considérablement réduits.
Par ailleurs, l’aménageur d’un lotissement ou d’une ZAC réalise des sondages aux emplacements des voies et ouvrages publics futurs. Vous pouvez éventuellement obtenir ces rapports qui, même s’ils ne se situent pas à l’emplacement exact de votre construction, vous donneront quand même de bonnes indications.
Si vous faites réaliser vous-même les sondages, le bureau d’études vous remettra un rapport de sondages qui sera transmis au constructeur chargé de chiffrer le projet afin qu’il précise ses devis de travaux. Cela coûte environ 1 000 à 1400 € suivant l’importance des investigations.
Comme cela a déjà été dit, la nature du sol a une importance capitale lors de la construction mais aussi tout au long de l’utilisation du bien. Ce n’est donc pas forcément un luxe que de chercher à connaître les caractéristiques du sol sur lequel votre maison sera construite (en particulier dans le cas de terrains fragiles, de présence d’eau ou de remblais probables).
Les planchers de la construction doivent être horizontaux. Le terrain l’étant rarement, l’ancrage des fondations dans le sol nécessite une intervention particulière de creusement, les terrassements, qui concernent le décapage de la terre végétale du terrain, partie du sol contenant les organismes vivants et ayant généralement entre 15 et 30 cm d’épaisseur. Cette terre, qui contient des racines et des débris végétaux, sera enlevée car elle est impropre à recevoir un quelconque ouvrage de construction. Toutefois, il est préférable de la récupérer pour assurer la remise en forme du terrain autour de la construction aux endroits destinés à être plantés.
Les terrassements en pleine masse, ils ont pour but d’obtenir une plate forme horizontale sur laquelle sera posée la construction après apport de matériaux adaptés.
Les terrassements des fondations permettront la mise en place du béton.
Le béton : mélange de gravillons, sable, ciment et eau. Les deux derniers éléments octroient et garantissent au mélange sa dureté.
La quantité de ciment par mètre cube de béton s’appelle le dosage. Des normes fixent les caractéristiques de la résistance que doit atteindre le béton après un temps de séchage de 28 jours ce qui implique un dosage minimum de ciment au mètre cube y compris éventuellement divers additifs.
Le dosage varie approximativement de 330 kg de ciment de classe courante par m3 de béton pour les ouvrages courants (planchers, poutres, poteaux, semelles de fondations) à 200-240 kg par m3 pour certains travaux de fondations non armées.
En hiver, on emploie souvent un ciment de caractéristiques supérieures à dosage égal pour permettre au mélange de faire sa prise même par température ambiante réduite. On utilise également des produits dits adjuvants qui permettent d’obtenir des caractéristiques particulières (antigel, accélération ou retardateur de prise, fluidifiant...).
Le béton armé : Pour améliorer les caractéristiques du béton aux efforts de traction, on incorpore au béton « classique » des armatures en acier. Les formes de ces armatures sont particulières à l’ouvrage concerné (poutre, poteau, semelle de fondation...) et à ses dimensions.
Etant donné que les ouvrages particuliers en béton armé sont calculés par des bureaux d’études spécialisés, leur coût doit être prévu dans le coût global de la construction. Les calculs visent à certifier les formes, les caractéristiques dimensionnelles des ouvrages, les positions et les quantités de ferraillage. Pour des ouvrages spécifiques (planchers, poutres, murs de maintien des terres ou murs de soutènement), un plan sera fourni à l’entrepreneur pour leur réalisation : c’est une assurance supplémentaire que la réalisation de ces ouvrages sensibles ne sera pas laissée à l’initiative de l’entrepreneur lorsqu’il n’a pas cette compétence.
Le mortier : mélange de ciment, de sable et d’eau, sa granulométrie est bien plus fine que celle du béton. Le mortier sert à l’assemblage des blocs de maçonnerie (agglomérés de ciment ou de briques) aux enduits.