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 Le bateau à moteur

Le moteur est l’auxiliaire précieux du voilier. On l’utilise pour aborder ou pour sortir du port ; il sert en cas d’avaries importantes à bord, s’il y a des blessés et si l’on est obligé de rentrer rapidement. Il sert aussi (et les puristes ne vous le pardonneront pas ! ...) à propulser le bateau en cas de calme plat.

Mais le moteur c’est aussi la pièce principale du yacht ou du cabine creuser, l’instrument indispensable du ski nautique (avec les skis bien sûr).

De l’entretien de ce moteur dépend à la fois l’agrément et la sécurité des plaisanciers. Pour l’entretien général, et courant, on procède comme pour un moteur d’automobile. Nous ne détaillons pas ici toutes les manoeuvres, réglages à effectuer mais nous signalons les précautions à prendre plus particulièrement pour un moteur, en contact avec l’eau de mer, qui risque de s’oxyder et de s’encrasser plus vite.

Entretien à bord et en période de navigation

Il est surtout recommandé de surveiller le bon fonctionnement du moteur et plus particulièrement le système de refroidissement, le système d’allumage.

Faire la chasse également à la corrosion.

Le circuit de refroidissement

A surveiller particulièrement sur les moteurs hors bord qui tournent à haut régime et qui chauffent donc plus vite que les moteurs fixés à essence ou les moteurs diesel.

Le refroidissement des moteurs est souvent effectué par circulation d’eau.

La première chose à faire est de s’assurer avant toute chose de la bonne arrivée de l’eau dans le circuit et de sa bonne circulation. Les trous d’admission doivent toujours être libres de tous papiers, chiffons, détritus dans les ports et aussi de végétation marine, d’algues.

Dans le cas de moteurs diesel, il y a deux circuits : un circuit fermé d’eau douce, refroidi lui même par un circuit d’eau de mer. Pour le circuit d’eau de mer il faut vérifier l’aspiration qui s’effectue par une pompe à travers une crépine située sous la flottaison. Prendre les mêmes précautions que pour le moteur hors bord.

Pour le circuit d’eau douce, procéder comme pour les voitures automobiles. Le remplir régulièrement et vérifier le niveau. Disposer toujours à bord d’une réserve d’eau douce.

Le système d’allumage

Il est responsable de 75 0/0 des pannes à bord. Dans la plupart des cas il vaut mieux faire réparer cette mécanique précise et compliquée par un spécialiste mais quelques précautions en cours d’utilisation peuvent limiter bon nombre d’avaries. Tout d’abord, les bougies. Elles s’usent très vite et s’encrassent aussi très vite. Il faut les démonter et les vérifier assez régulièrement.

Conseils

La coque doit être inspectée à sec au moment du désarmement. L ’opéràtion sera simplifiée si le bateau hiverne à terre ou sur béquilles.

Les moteurs fixes à essence doivent être de préférence déposés si le bateau hiverne en vasière.

Les nettoyer avec une petite brosse à poils durs, une brosse à dents usagée peut faire l’affaire. Les resserrer ; la distance normale entre les deux électrodes pour un bon fonctionnement est de 0,6 mm.

Le niveau d’eau dans la batterie doit être vérifié régulièrement. Le niveau doit être maintenu à environ 1 cm au dessus des plaques. On peut compléter avec de l’eau minérale pure. Recharger la batterie à peu près une fois par mois et éviter de tirer trop ou trop souvent sur le démarreur.

En plus il faut penser que l’eau est conductrice d’électricité. Elle peut mettre le système d’allumage en court circuit si l’isolation est insuffisante ou défaillante. Vérifier et compléter même à l’aide de papier adhésif l’isolation, mais cette réparation est alors provisoire.

Autres vérifications

En vrac, quelques précautions supplémentaires à prendre :

Mise a sec du moteur et entretien annuel

Lorsqu’un moteur est mis à terre, et c’est le cas le plus souvent hors saison, en hiver, il faut d’une part le nettoyer, procéder à des vérifications et d’autre part le protéger pendant cette période de non utilisation de façon à pouvoir facilement le remettre en marche au printemps ou au début de l’été, lors des premières sorties.

Un moteur hors bord doit être forcément déposé chaque année ou au début de chaque période de non utilisation.

Dans le cas d’un moteur fixe à essence, il est possible dans certaines circonstances de le laisser à bord (en cas d’hivernage sur béquilles par exemple) mais il faut de toute façon déposer le système électrique.

Pour nettoyer un moteur hors bord, le faire tourner dans un bassin rempli d’eau douce afin de le débarrasser du sel qui a pu s’y fixer. Recommencer deux fois l’opération si c’est nécessaire. C’est l’entretien minimum car la couche du sel peut être très résistante, aussi si le propriétaire est bon bricoleur, il est recommandé de démonter le moteur et de le nettoyer entièrement. On peut confier cette tache à un professionnel, ou à un garagiste automobile si le lieu d’hivernage ne possède pas d’atelier spécialisé.

Pour l’hivernage proprement dit

Enlever les bougies, les nettoyer, resserrer ou écourter les électrodes, les ranger bien à l’abri si l’on veut faire des économies. Mais il vaut mieux équiper le moteur de bougies neuves à chaque début de saison.

Huiler les cylindres en faisant manoeuvrer plusieurs fois les pistons afin que l’huile à moteur se répartisse bien partout.

Graisser, graisser et encore graisser tous les axes et commandes.

Repeindre les parties métalliques où la corrosion semble avoir déjà agi.

Pour les moteurs fixes qu’on ne peut déposer pendant l’hivernage, certains principes généraux d’entretien sont à respecter minutieusement pour retrouver le moteur en bon état de fonctionnement à l’entrée de la saison :

Enlever tout le circuit d’allumage et d’éclairage, la batterie surtout, mais aussi la dynamo, le démarreur.

Nettoyer en entier le moteur dans tous les recoins possibles et le huiler.

Huiler le circuit de graissage et les cylindres.