La réalisation de la construction - L’enchaînement des tâches

Il est nécessaire de séparer les cas, suivant qu’intervient ou non un maître d’œuvre.

Avec un maître d’œuvre

Tout chantier fait l’objet d’un calendrier d’exécution pour permettre aux différents entrepreneurs de prévoir leurs commandes et interventions sur le site. Habituellement des rendez-vous réguliers, en général hebdomadaires, permettent de coordonner l’intervention des entreprises.

En supposant que le contrat prévoit une mission complète, vous (comme maître de l’ouvrage) êtes assisté d’un maître l’œuvre. C’est à ce dernier qu’incombe la direction de l’exécution des travaux, c’est à dire la définition des détails d’exécution et les ordres donnés aux entreprises. C’est également le maître d’œuvre qui coordonne les interventions et obtient par son autorité que les délais prévus dans les contrats soient respectés. Le maître d’ouvrage n’a donc qu’un rôle de spectateur, donnant son avis sur telle ou telle finition. Ses avis sont de l’ordre du choix esthétique, non technique, le maître d’œuvre restant responsable de cet aspect.

Durant la réalisation, vous donnez également votre accord pour régler les demandes d’acomptes du ou des constructeurs. Les demandes doivent être conformes au contrat et vérifiées par le maître d’œuvre.

Avec un constructeur unique

Vous n’avez pas forcément le droit d’assister aux réunions. Sous réserve des dispositions prévues dans le contrat, il est souhaitable que vous visitiez le chantier régulièrement.

À noter que les visites de chantier faites préalablement aux versements des acomptes sur le prix ne peuvent être interdites. Il nous semble que tout professionnel devrait d’ailleurs autoriser les visites en faisant toutefois attention aux contraintes de sécurité car un chantier de construction est un endroit dangereux. N’hésitez pas à relever les points concernés par les manques de finition et, au besoin, à les confirmer par écrit.

Il convient néanmoins de trouver la juste mesure entre une surveillance efficace et régulière des travaux réalisés, une rigueur normale concernant les finitions acceptables de celles qui ne le sont pas et à éviter d’opérer une surveillance par trop excessive et tatillonne du personnel de chantier. Celui-ci n’a pas forcément vocation à tout expliquer du mode opératoire et sera d’autant moins enclin à le faire s’il ne sent pas en situation de confiance.

En cas de doute, n’hésitez pas à recourir aux conseils d’autres professionnels voire d’associations de consommateurs si la situation le justifie.

La sous-traitance est d’un usage courant dans la profession du bâtiment. Il arrive fréquemment qu’une entreprise ne puisse mener à bien tous les travaux qui lui ont été confiés pour des raisons de qualification ou de charge excessive dans une période donnée. Dans ce cas, elle confie à une ou plusieurs autres entreprises la réalisation d’ouvrages dont elle souhaite se décharger. On dit qu’elle sous-traite une partie de travaux.

La sous-traitance fait l’objet de contrats particuliers. Il arrive aussi que les sous-traitants se retrouvent dans une situation de grande dépendance vis-à-vis de l’entrepreneur principal qui leur apporte le travail.

Quoi qu’il en soit, l’entrepreneur principal doit rester l’interlocuteur unique du maître de l’ouvrage, en particulier pour la qualité des prestations et le respect des délais.

À noter que le garant du constructeur doit intervenir auprès ce dernier si le délai de livraison n’est pas respecté. Il intervient de lui même ou lorsqu’il en est informé. Vous pouvez également vous adresser au garant pour la réparation de malfaçons.

L’enchaînement des tâches

Le chantier dure approximativement 6 à 8 mois, suivant la complexité de la construction.

Les travaux se déroulent de la manière suivante :