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 La peinture à l’huile

Le matériel

Avant de commencer à peindre, il est nécessaire d’avoir sous la main :

La technique

Il peut paraître prétentieux, voire absurde, d’apprendre à peindre aux autres. Ce n’est pas le but ici. Il s’agit simplement de donner le désir de peindre, de ne plus avoir peur de la toile blanche devant laquelle on vient de s’installer.

« Apprendre à dessiner c’est apprendre à peindre », disait Ingres. Il est vrai que le goût du dessin amène tout naturellement à peindre.

Première étape

Commencez avec la brosse pour couvrir la surface de la toile blanche. On appelle cette première phase du travail l’ébauche. Chez les maîtres anciens cette ébauche était faite en grisaille. C’est à dire que l’on peignait l’ébauche dans des couleurs grises pour ensuite la recouvrir à l’aide de tons bien plus vifs. On dispose sur la palette une quantité de blanc et de noir de la grosseur de deux pois, puis quelques touches de bleu, de rouge et de jaune. A proximité de sa palette on place un petit récipient de verre ou de métal dans lequel on verse l’essence de térébenthine qui servira à diluer les couleurs.

Deuxième étape

Suivant le désir de chacun, on peut soit retravailler tout de suite, soit laisser sécher, la règle essentielle demeurant de peindre gras sur maigre. On reprend donc le travail à la térébenthine, mais avec une peinture moins liquide, avec plus de pâte et en accentuant les coloris. Après ce travail, il convient de laisser reposer la toile jusqu’à ce que la pâte se raffermisse un peu sans sécher complètement. On utilise alors le couteau à peindre pour donner des épaisseurs de pâte par endroits. Puis on laisse sécher quelques jours.

Attention aux pinceaux pendant ce temps, il faut les nettoyer à l’essence de térébenthine, puis au savon de Marseille et les essuyer soigneusement.

Troisième étape

On abandonne l’essence de térébenthine et ’l’huile de lin pour reprendre le travail au vernis à retoucher si on a laissé sécher suffisamment longtemps. Le séchage peut durer 1 ou 2 mois. (Si l’envie de peindre vous reprend, commencez d’autres toiles.) On ne travaille plus en pâte mais à l’aide de couleurs transparentes, que l’on achète en même temps que les autres couleurs à l’huile. Cette nouvelle technique s’appelle le glacis. Elle consiste à modifier par transparence les couleurs du dessous, leur donnant ainsi beaucoup d’éclat et de mystère.

Attention : les glacis se passent au pinceau plat et doivent être assez liquides, dilués avec du vernis. On ne les utilise jamais en épaisseur.

Il n’est pas possible de dire en peinture quand le travail doit se terminer. Pour certains peintres, une toile n’est jamais finie, et il est fréquent qu’ils la reprennent après l’avoir laissée des années durant dans leur atelier.

Toutefois, après quelques mois, l’amateur peut protéger définitivement sa toile en passant une couche de vernis à tableau.