La paille est la tige de céréale séparée de son grain. C’est de tous les matériaux de tressage le plus souple et le plus agréable à employer. Mais elle doit être manipulée avec précaution.
En premier lieu, il faut se procurer de la paille chez un grainetier, ou alors à l’état brut chez un paysan ; dans ce cas on ne peut l’utiliser ainsi. Procédez de la manière suivante pour pouvoir la travailler : après avoir humidifié les tiges pour les rendre plus molles, il faut en ôter l’enveloppe. Prenez une tige et faites une entaille circulaire légère au noeud le plus bas. On tire l’enveloppe en tenant le noeud suivant. On remonte ainsi jusqu’à l’épi.
Il vous faudra également de la ficelle, des aiguilles et du fil solide.
Prenez une poignée de tiges de la même grosseur, que vous aurez fait tremper dans l’eau quelques heures. Attachez une ficelle par le milieu des tiges, puis à un point fixe afin de maintenir votre travail . Repliez la paille et séparez la en trois faisceaux que vous tresserez le plus serré possible . Lorsque l’un des faisceaux s’amincit, rajoutez de la paille et continuez à tresser. Vous couperez les brins qui dépassent à la fin de la natte avec des ciseaux.
Ces nattes pourront être enroulées en les cousant solidement avec du fil ; elles vous permettront de faire des petites corbeilles, des dessous de plat, des abat jdur, etc.
Prenez deux tiges, posez en une sur une table horizontalement, puis passez l’autre dessous, en son milieu, et remontez tes brins de celle ci de façon qu’ils forment un angle de 900, en gardant un côté plus court que l’autre (cette précaution pour éviter d’ajouter une tige en même temps des deux côtés, ce qui donnerait une épaisseur disgracieuse). Remontez ensuite la droite du brin horizontal par dessus le brin le plus court. Puis recourbez ensuite la gauche du brin horizontal par dessous la partie la plus longue. Les deux brins horizontaux sont maintenant verticaux. On les croise et l’on poursuit ainsi de suite le tressage.
L’essentiel est de bien comprendre la technique et de s’entraîner au travail de base de l’entrecroisement des brins.
Pour faciliter l’explication, on appellera les deux brins A et B. Mettez le brin A horizontalement, glissez sous son milieu l’extrémité de B que vous recourbez. Passez la partie droite du brin A pardessus la partie recourbée du brin B. Puis, placez la partie gauche du brin A par dessus le brin droit qui vient d’être plié et la partie haute du brin B sur le brin qui vient d’être placé.
Ce tressage se fait avec trois brins.
Il est possible de réaliser quantité d’objets utiles, des chaussons, par exemple, mais il est préférable de travailler sur des formes en bois, des paillassons, des corbeilles à papier qui, une fois retournées, peuvent servir d’abat jour, des corbeilles de différentes tailles avec ou sans anse.
Ils sont réalisés tout simplement avec des nattes que l’on réunit par groupe de cinq ou dix et que l’on accroche à une ficelle tendue entre deux murs. En bougeant la ficelle, les nattes s’animeront pour la grande joie de vos enfants. Ces mobiles peuvent être également des petites figurines en paille tressée avec lesquelles on décorera le sapin de Noël. On peut exécuter ainsi un petit ange, il suffit de prendre des tiges de paille que l’on va réunir en petits tas en respectant les différentes parties qui constituent le corps.
On rassemble un premier tas de tiges en faisceau pour faire une sorte de cône, qui constituera la robe de l’ange, un second tas plus petit pour le torse et puis deux identiques pour les bras. Faites de même pour la tête et les deux ailes. Les différentes parties seront ensuite liées avec un fil de fer mince. A l’extrémité des bras, pour symboliser les mains, on ligature légèrement la paille.