Les murs peuvent être classés en deux catégories : les murs périphériques ou extérieurs et les murs de refend. Les premiers isolent le logement de l’extérieur, les seconds sont situés à l’intérieur du logement.
Avant de parler de ces différents murs, il convient de dire quelques mots sur les planchers qui en sont solidaires.
Pour réaliser un plancher (en haut du sous sol ou du rez-de-chaussée, par exemple), il faut le poser sur des appuis, le plus souvent des murs. Or, la distance économique entre les murs, ou « portée du plancher », doit être comprise entre des valeurs de 3,5 à 4,5 m. Il arrive souvent que la distance entre les murs périphériques soit plus grande, de l’ordre de 7 ou 8 m : il devient alors nécessaire de créer un appui intermédiaire.
Le mur de refend est construit à mi-distance des murs périphériques ou légèrement excentré en fonction des pièces créées par cette cloison. D’ailleurs, Le mur peut être partiellement remplacé par un ensemble de poteaux et poutre ou par une baie libre avec poutre qui assure la même fonction mais permet de créer des passages dans le mur. Par exemple, si vous souhaitez un séjour de dimensions 6 m par 6 m environ, il est indispensable, dans les conditions économiques habituelles, de créer un mur partiellement évidé et prolongé par une poutre.
Le mur de refend apporte un isolement phonique efficace entre les pièces qu’il sépare.
La position du mur de refend dépend des contraintes techniques dues au support du plancher et de celles liées à la distribution des pièces. Ce mur permet aussi de rigidifier la construction, mais cela n’est que rarement un problème dans des maisons individuelles de dimensions courantes.
Dans le secteur de la maison individuelle, particulièrement dans le secteur diffus (non en lotissement), de nombreuses réalisations sont menées à terme sans moyens importants de manutention. Les dimensions des modules constituent un équilibre entre deux contraintes : moins il faut de blocs au mètre carré et plus le montage est rapide, donc économique. Toutefois, pour que les blocs puissent être manutentionnés à la main, ils n’excéderont pas un poids optimum.
Les matériaux les plus communément employés sont donc les parpaings ou agglomérés de ciment et les briques.
Les parpaings : constitués de béton, pleins ou creux, ils sont assemblés sur le chantier avec du mortier, mélange de sable, de ciment et d’eau.
Les briques : réalisées par cuisson d’argile, elles sont également assemblées avec du mortier. A l’origine, ce sont des matériaux traditionnels : par exemple, les briques de dimensions 6 cm x 11 cm x 22 cm sont très répandues dans le Nord de la France. Cependant, la fabrication industrielle a permis la création d’éléments de dimensions variées, en particulier celle des briques creuses.
Un constructeur est en général spécialisé sur un matériau ou un autre sans que des avantages déterminants de l’un par rapport à l’autre soient très sensibles.
Le montage des murs extérieurs sera réalisé de manière soignée. Lorsqu’il est nécessaire d’utiliser des éléments d’une taille inférieure à celle d’un bloc, des éléments spéciaux peuvent être employés (blocs divisibles, par exemple).
À défaut, le bloc sera coupé ou, éventuellement, cassé avec soin. Lors de la pose, si les joints horizontaux sont faciles à réaliser, il n’en est pas de même pour les joints verticaux dont la réalisation demande une attention particulière. Sur les deux faces des murs, les joints et trous doivent être correctement rebouchés avant de passer les enduits sur la face extérieure et de monter les contre-cloisons de doublage sur la face intérieure. Un montage impeccable de ces éléments sera donc exigé. Les ouvrages particuliers seront réalisés avec des pièces spéciales (linteaux au dessus des portes et fenêtres, poteaux incorporés dans les parois...). Montages grossiers et blocs cassés sans soin peuvent être refusés.
Quelques constructeurs ont mis au point des procédés industrialisés utilisant des techniques mixtes (acier/béton...). Egalement, d’autres systèmes constructifs particuliers sont régulièrement développés (par exemple, parpaings avec isolants incorporés, briques de grandes dimensions...) mais ils ne sont utilisés que dans un nombre réduit de réalisations.
Parmi ces procédés, certaines briques, du fait de leurs propriétés isolantes, constituent une solution complète qui dispense de placer des isolants sur les murs. Cette technique, relativement récente, doit faire l’objet d’une pose très soignée. En effet, à la différence d’autres procédés où le croisement d’ouvrages (blocs maçonnés et doublages intérieurs, par exemple) permet de compenser des défauts mineurs, le mur sera très bien monté et par du personnel qualifié : verticalité parfaite de l’ensemble, très grande minceur des joints horizontaux, existence ou non de joints verticaux suivant les marques. Cette solution reste plus coûteuse que le système classique mur avec doublage intérieur. En outre, compte tenu de la relative nouveauté du procédé, il est tentant d’attendre pour connaître les retours d’expérience.
On peut également trouver des blocs de mortier spécial isolant (procédé Siporex). Ces blocs, légers et présentant de bonnes caractéristiques thermiques, nécessitent toutefois l’emploi de produits spécifiques pour l’assemblage et les réparations éventuelles.
Les pierres naturelles (comme le calcaire, le granit...) sont également d’un usage limité surtout à cause de leur coût. On les emploie principalement pour souligner des détails architecturaux (encadrements de portes ou de fenêtres, appuis de fenêtres...). Elles sont extraites de carrières et découpées aux dimensions et formes voulues et mises en place suivant un plan ou calepinage précis.
Les constructions de grandes dimensions disposent de joints de dilatation destinés à éviter les désordres. Les joints concernent les murs et les planchers. Lors de la construction des murs, des dispositions particulières seront adoptées pour éviter que l’eau, contenu dans le sol, ne puisse remonter dans les murs du rez-de-chaussée. A cet effet, on installe une barrière anti capillarité (du feutre bitumé ou du mortier hydrofuge au bas du mur) qui se situera à 15 cm du sol extérieur.
Sur cette première construction, trois poteaux en béton armé ont été construits pour soutenir l’avancée de la toiture qui abrite le porche d’entrée. Les fermettes de charpent sont posées.
Les murs de soutènement sont construits en béton armé coulé sur place, en éléments préfabriqués ou encore en éléments de maçonnerie avec des renforts en béton armé. Des semelles de fondations de formes particulières ainsi qu’un ferraillage adapté et sérieux sont nécessaires.
Coté terre, les remblais seront drainés sauf si le sol est particulièrement perméable et que ses caractéristiques ne risquent pas de changer avec le temps. Les murs de soutènement sont percés de barbacanes (vides à travers le mur) qui permettent à l’eau de ne pas s’accumuler derrière le mur et de s’acheminer vers la face avant de l’ouvrage.
Le système constructif des maisons à ossature de bois se distingue par de nombreuses particularités.
Dans ce cas précis, les murs sont constitués de pièces en bois, habillées de panneaux sur la face intérieure seule ou sur les deux faces : intérieure et extérieure. Ce procédé doit respecter des normes spécifiques.
Les habillages extérieurs peuvent être exécutés de différentes manières : en bois, bien sûr mais aussi avec des procédés qui imitent les parois en maçonnerie (enduits, placages de briques..).
Les bois devant faire l’objet d’un traitement garantissant leur tenue dans le temps et leur résistance aux micro-organismes et insectes, il vous faudra donc vérifier soigneusement les garanties de cette protection.
La conception sera soignée et les assemblages bien réalisés. Il est préférable que la couverture déborde des murs pour les protéger et offre une garantie supplémentaire de longévité de la construction.
Les maisons à ossature de bois sont plus légères que les maisons traditionnelles ce qui peut constituer un intérêt dans le cas de terrains de qualités mécaniques médiocres. Egalement, cette technique peut n’être utilisée que partiellement pour un ou plusieurs murs d’une construction classique.