Les parois ont des caractéristiques d’isolation thermique qui, logiquement, dépendent des matériaux qui les composent. Ces caractéristiques sont mesurées par le « coefficient U » (anciennement « K ») : plus celui ci est faible et plus les caractéristiques thermiques sont bonnes.
À titre indicatif, l’ordre de grandeur du coefficient de déperdition d’un double vitrage est environ de 2, celui d’un mur en pierres de taille ou en parpaings est de 1, et celui de la laine de verre est de 0,04. Cela signifie, compte tenu des épaisseurs courantes utilisées, que 5 cm de laine de verre sont aussi isolants que 125 cm de mur en maçonnerie et que 250 cm de verre.
Les dépenses supplémentaires en chauffage, pour lutter contre les déperditions de chaleur à travers les parois, sont presque directement proportionnelles à ces coefficients (on tient compte également de la position de la paroi, du mur, du plancher ou du plafond).
La réglementation impose des caractéristiques minimes à respecter.
Toutes ces raisons rendent évidentes l’intérêt des matériaux isolants. Les plus largement utilisés sont le polystyrène, la laine de verre et la laine de roche. Des matériaux plus naturels commencent à apparaître sur le marché (le liège, la laine de chanvre...) mais leurs coûts sont plus élevés. Dans chaque cas, il faut vérifier les contraintes d’entretien.
Une part importante de déperditions est liée à la ventilation des locaux. La réglementation impose des caractéristiques de non perméabilité des composants comme les portes et les fenêtres. Tout le monde sait qu’il est très inconfortable de sentir des « courants d’air ». Le premier réflexe est donc de limiter les passages directs d’air entre l’extérieur et l’intérieur. Toutefois, il n’est pas souhaitable d’arrêter complètement le renouvellement d’air, les conditions d’hygiène étant liées à des valeurs minimales.
La réglementation thermique diffère suivant la destination des locaux.
Depuis plusieurs décennies, elle tend à limiter la consommation énergétique des logements en intervenant essentiellement sur deux facteurs :
La nouvelle réglementation dite « NRT 2000 », applicable depuis le 1er juin 2001, renforce ces contraintes et en impose d’autres surtout celles concernant l’émission de gaz carbonique. Pour les logements d’habitation :
Pour éviter que la température en été n’atteigne des niveaux excessifs et inconfortables, un concepteur a le choix entre plusieurs paramètres. Les réponses diffèrent selon le climat local, le nombre de jours d’ensoleillement... ; il n’existe donc pas de recette uniforme pour la totalité du territoire.
Dans un premier temps ; on cherchera à réduire les apports thermiques, qui sont le fait des occupants ; des appareils dissipant de la chaleur, du rayonnement solaire...
Les apports solaires par rayonnement sont essentiellement dus aux vitrages qui sont l’objet d’améliorations constantes de la part des fabricants. À noter qu’à exposition égale, les vitrages inclinés emmagasinent plus de chaleur que les vitrages verticaux. Ainsi, les doubles vitrages réduisent les transmissions par conduction (grossièrement, par contact entre l’air extérieur, le vitrage et l’air intérieur). Des vitrages de fabrications spéciales permettent en outre de réduire les apports par rayonnement.
Toutefois, sans avancer dans des solutions très techniques, on conseillera :
Les calculs réglementaires, nombreux et complexes nécessitent l’intervention de spécialistes. Des solutions techniques types existent cependant pour simplifier le travail et ce sont ces méthodes qui sont le plus souvent utilisées dans le domaine de la construction des maisons individuelles.