Lorsque l’objet en terre d’argile vient d’être modelé ou tourné, on peut le décorer grâce à l’émaillage à cru.
Vous utiliserez des objets en argile venant d’être modelés et que vous aurez laissés raffermir pendant quelques heures de séchage (4 à 5 h environ). Il ne faut pas travailler sur des pièces trop molles, car l’engobe (émaillage à cru) les ramollirait au point de les faire s’affaisser. Il n’est pas recommandé non plus de travailler sur des pièces trop dures car l’engobe ne pénétrerait pas la terre et se fendrait en surface. Vous aurez besoin de pinceaux, un large, genre « queue de morue » et un autre plus fin de quelques récipients de plastique, assez petits si on désire engober peu d’objets de barbotine (on appelle barbotine la substance que l’on obtient en broyant finement de la terre d’argile séchée et en la mélangeant avec de l’eau. La pâte liquide que l’on obtient sera ensuite mélangée aux émaux) d’émaux pour engobes et dé pigments colorants à acheter chez les spécialistes de matériel pour céramistes.
On peut aussi employer les oxydes, émaux chimiques à base de fer, d’étain, de cuivre, de zinc et de cobalt. A titre indicatif, voici ce que donnent ces émaux, une fois cuits, quand ils auront été mélangés à la barbotine et passés au pinceau sur l’objet : oxyde de fer : rouge ; oxyde d’étain : blanc ; oxyde de cuivre : vert ; oxyde de cobalt : bleu. Vous devrez vous procurer également un mortier, ou simplement un marteau pour broyer la terre et un tamis.
Prenez de la terre d’argile durcie. On peut en obtenir très facilement en laissant sécher l’argile à l’air. Puis on la broie à l’aide d’un mortier jusqu’à obtenir de la poussière que l’on passe ensuite au tamis et que l’on dépose dans une cuvette. Versez ensuite de l’eau jusqu’à obtenir une pâte suffisamment liquide pour être employée au pinceau. Une fois cette barbotine préparée, versez un peu de poudre d’oxyde de la couleur choisie. On évalue approximativement la quantité tout en tournant la pâte liquide. Il en faut assez pour bien colorer la barbotine de la couleur désirée. Prenez ensuite l’objet en terre raffermie et commencez à enduire la surface à l’aide du pinceau large.
La technique expliquée ci dessous sera la même pour chaque membre de la famille chouette, les proportions allant en dégradant jusqu’au plus petit.
Cette réalisation se fera en plusieurs fois : le corps de la chouette. Il s’agit d’un volume de forme ovoïde. La tête est faite d’une boule. Les ailes sont constituées par une boule coupée en deux et fixée avec de la barbotine au corps de la chouette. Le socle sera formé par un cône tronqué plus ou moins haut selon l’importance que l’on donne à l’objet.
Les différentes parties seront assemblées les unes aux autres avec la barbotine. Veillez à strier avec l’ongle les bords qui devront être assemblés, avant le collage, pour assurer davantage la prise. Attention : si l’objet est modelé et non tourné au tour de potier, faites chaque volume en creux et non en plein, sinon ils exploseraient à la cuisson.
L’objet assemblé et la pâte un peu durcie, peignez la chouette en lui donnant une expression sympathique et amusante.
Passez d’abord une couleur générale au pinceau large, un vert par exemple.
Ensuite peignez les détails à l’aide du pinceau fin. Quelques traits légers suffisent pour donner l’expression souhaitée. On laisse sécher plusieurs jours et on cuit au four de céramiste.