L’acrylique est une technique de peinture venue des Etats Unis et très différente de la peinture à l’huile traditionnelle. On devrait dire plutôt à l’eau, car c’est l’eau et non l’huile que l’on utilise comme diluant. Seulement son effet à l’oeil, une fois la peinture sèche, est si riche en épaisseurs comme en transparences qu’il fait penser davantage à un émail qu’à une peinture à l’eau. Sa solidité est pratiquement inaltérable et on peut la passer en grandes épaisseurs sans risquer de voir la surface se craqueler ; ce qui se produirait avec la peinture à l’huile. Toutes les possibilités traditionnelles offertes par la peinture à l’huile sont envisageables ainsi que de nouvelles possibilités.
Remarque : Cette technique venant des Etats Unis, la plupart des modes d’emploi et indications diverses marqués sur les boîtes de peinture sont en anglais. Toutefois, ils sont facilement compréhensibles et le marchand de matériel pour artistes qui vous les procurera est à même de vous les expliquer.
Les couleurs. Elles se présentent sous forme de tubes. La palette des couleurs est très étendue et comme les peintures à l’huile, si l’on débute dans cette activité, il est vivement conseillé de se restreindre aux couleurs primaires, bleu, rouge, jaune et aux couleurs complémentaires opposées, vert, orange et violet. Ajouter un blanc et un noir pour les gris.
Matériel complémentaire. Une boîte de pâte acrylique pour enduire les supports non préparés. Une boîte de pâte à modeler, si l’on désire faire des épaisseurs de pâte même très importantes sur le support déjà préparé. Il n’y a aucun risque de craquelures. Une bouteille de médium à peindre, qui permet d’obtenir des effets de transparence que l’on appelle glacio. Ils donneront beaucoup de mystère et de légèreté à l’oeuvre peinte. Il vous faut également de l’eau pour nettoyer les pinceaux et un liquide spécial pour retarder le séchage.
Tous sont possibles pour l’acrylique. La .toile de lin ou de coton, la toile universelle achetée dans le commerce, tendue ou non sur un châssis, de dimensions variables, le papier, le carton, le bois, la mousse de polystyrène ou de polyuréthane, l’isorel, le verre, le métal, la pierre, les coquillages...
Ce sont les mêmes que pour la peinture à l’huile. On en trouve dans le commerce de toutes tailles et de toutes les qualités. Pour limiter les dépenses, prenez trois pinceaux, un large « queue de morue » ou grosse brosse pour ébaucher, une brosse de taille moyenne et un pinceau fin pour les détails. Pensez à préserver les pinceaux quand ils auront servi. Les tremper dans l’eau aussitôt après puis les faire sécher à plat pour éviter qu’ils durcissent ou que les poils se recourbent. Achetez également un couteau à peindre, carré à son extrémité ou fin, suivant le travail que vous désirez ; la palette, qui peut être en verre, en bois verni ou en papier plastifié détachable et un chevalet.
On se trouve devant deux possibilités.
Ou on peint directement à l’acrylique sans préparation, dans ce cas, il faut acheter une toile universelle du commerce. Ou alors, on enduit la surface à peindre (bois, métal, pierre, etc.) d’une couche de pâte acrylique spéciale.
Une des caractéristiques particulières de l’acrylique par rapport à la peinture à l’huile est qu’elle sèche très rapidement. Mais, on peut retarder son séchage en utilisant un liquide spécial qu’il faut employer légèrement. Il est recommandé de pulvériser de l’eau de temps à autre sur la palette. Une autre caractéristique est que l’on utilise l’eau et pas l’essence de térébenthine comme diluant.
Les épaisseurs. On peut obtenir des effets de sculpture en utilisant la pâte à modeler. On peut également faire des transparences en mélangeant la peinture avec un produit qu’on peut acheter en même temps que la peinture. Divers éléments peuvent être mélangés à l’acrylique, tels le papier, la céramique, le sable, la sciure de bois.