Faire soi même une peinture à l’huile

Préparer soi même la peinture à l’huile au moment de l’employer permet de travailler avec une peinture vraiment fraîche et bien délayée.

C’est une opération relativement simple nécessitant seulement quatre produits différents.

La couleur ou pigment

C’est une poudre extrêmement fine qu’il faut rendre impalpable. Pour cela : la tamiser sur une toile de soie de préférence et pilonner les parties restantes ne traversant pas cette toile.
Les poudres proposées représentent les couleurs primaires (noir, blanc, rouge, etc.). En mélangeant ces différentes teintes on obtient les couleurs intermédiaires.

Il est évidemment possible de nuancer soi même en partant de ces combinaisons de base.

L’huile

La meilleure est celle de lin, l’huile de noix est un succédané envisageable mais beaucoup plus coûteux.

Dans les deux cas, elle est siccative c’est à dire transformable en résine au contact de l’oxygène pour former une pellicule adhérente.

Le siccatif

C’est une poudre impalpable ou un liquide assez épais destiné à accélérer la résinification de l’huile. Il représente 10 % du poids de l’huile employée.

L’essence ou fluidifiant

Qui doit liquéfier la peinture pour en faciliter l’application. Utiliser du White spirite.

On emploiera plus ou moins d’essence suivant la destination de la peinture (intérieur ou extérieur), la nature du support (poreux ou non poreux) et l’instrument utilisé (pinceau ou pulvérisateur).

Mélanger le pigment avec l’huile dans un mortier en y incorporant l’huile petit à petit pour éviter la formation de grumeaux. La pâte ainsi obtenue sera alors mélangée au reste d’huile et à l’essence en l’agitant jusqu’à incorporation parfaite.

Si le mélange n’adhère pas suffisamment aux poils du pinceau, l’épaissir en y rajoutant un peu de pigment.