Fabriquer un paravent

Qu’il s’agisse de créer une cloison mobile entre deux pièces, de séparer un salon en deux ou de délimiter un coin jardin par exemple, un paravent à deux, trois ou quatre panneaux apportera une note personnelle pour un coût modique si vous le fabriquez vous même.

Le principe

Vous allez construire un cadre de bois, en trois ou quatre exemplaires qui seront ensuite reliés entre eux par un système de charnières.

Les paravents classiques : leur hauteur n’est jamais inférieure à 1,50 m et ils ont pour la plupart un minimum de trois panneaux. Le bas des panneaux est plein ou bien le bout des montants en constitue les pieds. Le haut est soit en « chapeau de gendarme », soit droit.

Les paravents modernes : leur hauteur est très variable, tout comme le nombre des panneaux. Ainsi, un petit paravent plus décoratif que de séparation réelle pourra n’avoir que deux panneaux de 1 m maximum de hauteur et de 1,20 m à 1,50 m de largeur par panneau. Vous pouvez également opter pour un paravent à 5, 6 ou même 7 panneaux décorés ensuite de ces grandes photos que l’on vend actuellement et qui se posent comme du papier peint.

La réalisation de la charpente

Habituellement l’armature d’un paravent est constituée d’un cadre de tasseaux de bois. Mais vous pouvez aussi employer des panneaux pleins en contreplaqué ou en latté (n’employez pas du bois aggloméré, beaucoup trop lourd).

Panneaux en tasseaux : pour les panneaux « preux » en tasseaux, l’armature est constituée de deux grands tasseaux de 1,60 m environ et de section : 7 x 2,5 cm ; ils sont réunis entre eux par trois traverses intermédiaires, deux à chaque extrémité. Tasseaux et traverses peuvent être assemblés par tenons et mortaises (que vous pratiquerez avec une scie à dos pour les tenons et un ciseau à bois pour les mortaises) ou bien par collage et clouage.

Panneaux en contre plaqué : faites découper par votre fournisseur en bois du contre plaqué de 1 cm d’épaisseur aux dimensions de votre choix. Achetez en même temps des tasseaux de bois carrés de 1 cm de section ; il vous en faut une longueur correspondant à l’entourage exact de chaque panneau : il faut en effet cacher avec ces tasseaux les chants des panneaux.

Les tasseaux sont coupés à l’onglet (à 45, avec une boîte à onglet et une scie à dos) puis collés avec une bonne colle à bois vinylique sur les chants.

Une idée : au lieu de recouvrir la bordure de tasseaux des mêmes revêtements décoratifs que les panneaux, teintez-les avec du brou de noix puis, après séchage, appliquez au pinceau un vernis. Collés en dernier, après le revêtement décoratif, ils constitueront un cadre qui finira et mettra en valeur l’ensemble. Cet encadrement peut également être peint ou même laissé dans sa teinte naturelle de bois.

Les charnières

Les charnières reliant les panneaux entre eux doivent être à double effet, c’est à dire pouvoir fonctionner dans les deux sens. Demandez à votre quincaillier ces charnières spéciales, il vous en procurera certainement aux dimensions que vous souhaitez et dans le matériau de votre choix (acier ou laiton chromé ou doré). Ces charnières se vissent. Avant de les fixer, trempez préalablement chaque petite vis dans de la colle à bois pour en assurer la prise.