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 Entretien de la coque en bois de bateau

L’entretien de la coque varie, considérablement selon le matériau employé pour la construction.

S’il est pratiquement nul pour les annexes en caoutchouc ou les bateaux type Zodiac, il se complique un peu pour les coques en matières métalliques et il devient un des principaux soucis du propriétaire d’un bateau à coque en bois et en contre plaqué. L’entretien d’hiver et d’hivernage est lui aussi très différent.

La coque en bois

C’est le type de construction traditionnelle, assez robuste, mais plutôt lourde. Les deux inconvénients principaux en sont l’étanchéité incertaine quand le bateau est mené durement et l’entretien important est assez coûteux.

L’étanchéité de la coque repose sur le principe de gonflement du bois dans l’eau. II y a alors compression des jointures sur les mèches entre les interstices des différentes pièces. C’est le calfatage. Toute manoeuvre rude risque de désarticuler l’ensemble de la structure de la coque.

En outre, le bateau ne peut séjourner longtemps hors de l’eau car le calfatage deviendrait vite inefficace en séchant. L’entretien pose donc des problèmes d’hivernage.

Un autre type de construction en bois : le contre plaqué demande le même entretien à peu de chose près. Les plaques de contreplaqué sont collées sur la charpente : ces collages sont les joints à surveiller particulièrement dans ce type de construction. Leur mauvais état risque de provoquer des voies d’eau importantes, difficiles à colmater.

Que l’on ait choisi un bateau à coque en bois ou à coque en contre plaqué, le risque de cette construction est de voir le bois se fendre, se craqueler, pourrir même au contact prolongé de l’eau de mer, mais régulièrement entretenu, surveillé et repeint surtout, ce matériau est excellent, résistant et robuste.

Nettoyage extérieur de la coque

C’est l’entretien élémentaire de toute coque en bois ou en plastique.

La végétation marine, les coquillages se fixent sur la coque. S’ils ne sont pas ôtés régulièrement, si la coque n’est pas débarrassée de tous ces parasites, c’est ouvrir la voie au pourrissement à brève échéance : la végétation marine recouvre une coque en 4 mois.

De plus, si le bateau est destiné è la compétition, toutes aspérités, toutes retenues d’eau agit comme frein sur la fluidité donc sur la vitesse du bateau.

Si le bateau peut être tiré à terre, il faut nettoyer et polir la coque à peu près une fois par semaine. Se munir d’une brosse, d’une éponge et de savon.

Brosser énergiquement la coque, là où peuvent apparaître des traces vertes, visqueuses, signes de fixation de la végétation marine. Enlever les coquillages s’il y en a.

Savonner la coque à l’aide de l’éponge. Cet entretien simple mais régulier évitera beaucoup de surprises et d’inconvénients.

Si le bateau ne peut être tiré à terre, on peut soit nettoyer la coque sous l’eau, soit la nettoyer en « abattant le bateau en carène », c’est à dire en agissant sur l’équilibre du bateau à quai ou le long d’un appontement pour faire sortir de l’eau un côté de la coque jusqu’à la quille : c’est le carénage.

Sous l’eau le nettoyage se fait à l’aide d’un manche suffisamment long au bout duquel est amarrée la brosse. Il est recommandé de fixer sur le manche, dans la partie immergée, un objet flottant (un morceau de liège par exemple). La pression sur la coque vers le haut permettra un meilleur décapage. Pour caréner un bateau, haler le mât depuis le quai à l’aide d’un cordage. Maintenir le bateau pendant le nettoyage, le laisser revenir doucement après le nettoyage ; procéder de la même façon pour l’autre côté de la coque. Les opérations de nettoyage sont identiques à celles pratiquées lorsque le bateau est à terre.

Dans tous les cas où la mise à terre ou le carénage sur appontement ne sont pas possibles, une solution consiste à échouer le bateau à marée descendante sur le sable mais alors le nettoyage ne peut se faire dans la même marée ; ou alors échouer le bateau sur béquilles.

Un cas particulier

La peinture peut être de type dit peinture au bronze ; l’oxydation de la couche superficielle donne une auto protection à l’ensemble de la coque et évite à la végétation de se fixer dessus. Au carénage il est conseillé de poncer légèrement la coque au papier abrasif très fin. Cela ravivera l’action de la couche oxydée.