On appelle électrophone un appareil comprenant un tourne disque avec amplificateur et un ou deux haut parleurs. Ces appareils de prix abordables permettent l’écoute des disques microsillons (45 et 33 tours) ainsi que des vieux 78 tours. Alimentés par secteur ou par piles, ils peuvent être aisément déplacés.
Les électrophones monophoniques transmettent le son par un seul canal et donnent un effet de profondeur accentué par le nombre des haut parleurs mais sans relief.
La platine est constituée par un plateau, un moteur d’entraînement, un bras et une tête de lecture. Le principe est très simple : entraîner un disque à une vitesse régulière et constante. Mais de nombreux problèmes (bruit, ronflements, tremblements) ont du être résolus. Le plateau doit être lourd pour avoir une inertie et une régularité parfaite.
D’autres, en alliage d’aluminium, antimagnétiques, sont parfaitement équilibrés et suspendus. L’élément le plus important, le bras de lecture, est un mécanisme très délicat qui a été l’objet de recherches approfondies.
L’ensemble levier cellule ne doit pas vibrer et doit être équilibré par un système de contrepoids. Ce bras de lecture ne doit pas être utilisé à la main mais au levier. Certains appareils sont équipés d’un changeur automatique. Celui ci bien que rendant des services appréciables n’est pas à conseiller. Les disques empilés les uns sur les autres risquent de s’abîmer et le bras situé à des hauteurs variables n’a pas toujours les conditions idéales pour véhiculer le son.
Avec l’électrophone stéréophonique, on peut déceler la direction de la source sonore. Le son est pris par deux micros séparés, utilise deux canaux distincts et est restitué par deux haut parleurs. Ces électrophones stéréo créent un relief sonore et sont une bonne initiation à la haute fidélité.