Comment réparer les objets en verre

On considère généralement le verre comme le matériau le plus difficile à recoller. Une affirmation qui mérite d’être nuancée du moins pour la vaisselle courante.

Réparer la casse

S’il n’est pas brisé en petites miettes, l’objet en verre est toujours réparable. La technique à employer et le temps à y consacrer dépendent de l’importance qu’on attache à l’objet, de sa forme et de la situation de la cassure.

Le collage

C’est certainement dans le domaine de la réparation du verre que les nouvelles colles ont apporté les progrès les plus marquants car il existait auparavant peu de recettes valables.
Le blanc d’œuf a longtemps servi pour recoller un petit éclat sur un objet destiné à rester exposé en vitrine, mais qui n’avait jamais à être manipulé, encore moins à servir pour contenir un liquide.
Le mastic époxy assure un scellement solide capable de tenir en présence de liquide chaud ou un peu corrosif (vinaigre, par exemple).

Les cyan-acryliques sont les produits qui ont véritablement révolutionné le collage du verre. Ils combinent la colle proprement dite et un activateur.

Les corrections mécaniques

Avant que l’on connaisse ces colles, des artisans réparaient ce qui semblait irréparable grâce à des techniques dont certaines servent encore à sauver des objets anciens.
Le baguage consiste à réunir les deux morceaux d’une pièce généralement cylindrique et de petit diamètre par une bague métallique frettée, souvent travaillée en orfèvrerie.

Le meulage n’est pas une technique de réparation. Or, c’est un moyen pour masquer les dégâts, il rééquilibre la forme de la partie dont un morceau est cassé.

Masquer une cassure

Le recollage d’une jambe brisée en biseau est très délicat. Les deux pièces peuvent être assemblées au moyen d’un baguage, petit travail d’orfèvrerie, plus facile à réaliser en étain.
A défaut de pouvoir recoller un éclat sur le bord d’un verre, on peut masquer les dégâts en meulant le pied pour lui donner une forme qui efface la partie cassée, hexagonale.