Le tissu sera choisi en tenant compte du style du meuble et des couleurs de la pièce où l’on désire le placer. Mais le goût de chacun joue en définitive le rôle primordial. Il est donc impossible de donner des conseils précis.
Il faut noter cependant qu’un tissu à rayures est très difficile à poser pour un amateur. En effet, un revêtement ne sera parfait que s’il est bien tendu et on a toujours tendance à tendre plus un côté que l’autre. Les rayures se présentent alors de biais par rapport à l’axe du siège ou du dossier et le travail est à recommencer.
Pour connaître le métrage de tissu nécessaire à la réfection d’un fauteuil, on mesure l’ancien revêtement en ajoutant 3 cm sur tout le pourtour.
Il faut en premier lieu remettre les sangles. Celles ci sont coupées à la largeur et à la profondeur du siège, augmentées de 5 cm. On commence par les fixer l’une contre l’autre sur deux côtés voisins du châssis en employant pour chacune 3 à 4 semences de n° 12. On prend soin de replier quelques centimètres à chacune des extrémités. On. réalise ensuite une sorte de damier en faisant passer alternativement au dessus et au dessous les sangles qui se croisent.
Les sangles doivent être bien parallèles. On les tend soit à la main, soit à l’aide d’un tire sangle d’abord du fond vers le devant, puis du côté gauche vers le droit, le siège étant retourné (1 vers 3, puis 2 vers 4).
On repose ensuite la garniture dont il existe plusieurs sortes crin avec ou sans bourrelet ; ressort ou mousse plastique. On place aussi parfois un coussin peu épais de mousse sur un rembourrage de crin.
Il est difficile pour un amateur de poser des sangles parfaitement l’une contre l’autre. On doit donc lui recommander de tendre une toile forte sous le châssis du siège avant même de les fixer. Cependant, si les sangles sont fixées dans une feuillure, il faudra mettre la toile forte au dessus. Cela évite que le crin passe dans les intervalles qu’on aurait laissés volontairement ou involontairement. On remet alors le crin avec l’ancienne toile d’embourrure si celle ci est en bon état et que l’on a pris soin, lors du dégarnissage, de les laisser cousus ensemble.
Dans le cas contraire, il faut placer le crin à plat sur une épaisseur régulière. On doit éviter qu’il fasse des bourrelets et pour cela détordre les mèches qui auraient pu se former. Il faut cependant le manipuler avec beaucoup de précaution et le moins possible pour ne pas le casser.
Procéder comme précédemment, puis fixer le bourrelet sur la toile d’embourrure à l’aide d’un lacet. C’est le procédé le plus simple, mais on peut aussi, comme le montre la figure, se servir du crin pour faire un bourrelet. Cela exige cependant une certaine habileté.
Les ressorts rendent les fauteuils plus confortables mais sont à déconseiller pour les sièges anciens, parce qu’ils ne sont utilisés que depuis une époque récente et qu’ils font « travailler » le tissu en provoquant une usure rapide des soieries et des tapisseries.
Si cependant le siège à refaire en comporte et que l’on désire les conserver, on commence par les fixer sur les sangles, en rangées très régulières, par quelques points de lacet.
On cloue ensuite légèrement deux semences de n° 12 sur le bâti et dans l’alignement de chaque rangée.
On coupe alors des cordes de tension à environ deux fois la largeur du siège.
On en laisse déborder un quart du côté gauche, puis, après avoir entouré les semences, on fait un noeud à la troisième spire vers le bas et à gauche du premier ressort rencontré. On remonte immédiatement à la droite de la spire supérieure. On fait encore un noeud avant de passer au ressort suivant que l’on lie deux fois par le haut. On continue à ce niveau avant de redescendre pour accrocher la troisième spire droite du dernier ressort et laisser encore une longueur de corde de rappel après les semences.
On repart alors avec les cordes de rappel restées libres de chaque côté pour renouer de nouveau toutes les branches des spires supérieures que l’on rencontre.
On obtient ainsi un siège souple qui n’a pas trop tendance à se déformer parallèlement.
Pour donner plus de rigidité à l’ensemble, on place de la même façon des cordes dans les intervalles de chaque rangée de ressorts et on termine en en posant encore d’autre en diagonale. On fait un noeud chaque fois que l’on rencontre, au cours de ce travail, soit une corde, soit une branche de ressort.
On met ensuite une légère épaisseur de crin puis une toile forte (fixée au châssis par des semences) et on les réunit l’un à l’autre ’par quelques points de lacet pour empêcher le premier de se déplacer. Si la garniture comporte un bourrelet, on coud celui ci, comme il a été dit plus haut.
le crin et les ressorts. Il est très pratique à utiliser pour des meubles modernes ou rustiques. Les sangles étant posées, on découpe un coussin de mousse épais de 5 cm à la forme du siège en ajoutant 5 cm en tous sens. Ce complément dans les dimensions permettra de pratiquer un léger serrage qui donnera plus d’épaisseur et plus de souplesse au siège. Il n’y a plus besoin de toile d’embourrure et on fixe directement la toile blanche pour maintenir le coussin sur le châssis.