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 Changer une vitre cassée

Le verre, ce matériau qui défie le temps, ne supporte pas, hélas, les chocs. Les vitres sont fragiles et se fendent ou se brisent souvent.

Au moment des intempéries, on est dans l’obligation de boucher l’ouverture le plus vite possible en attendant de se procurer le carreau nécessaire.

Parmi les nombreuses solutions, il en est une qui se révèle moins mauvaise que les autres. Elle consiste à utiliser une feuille de matière plastique transparente que l’on pose de la façon ci après.

Cette façon de procéder limite au maximum les entrées d’eau en cas de pluie battante.

Vous avez chez vous une feuille de verre dans laquelle vous souhaitez couper votre vitre de remplacement.

Pour cela, commencer par faire disparaître toute trace de poussière, au moins sur la face qui va reposer sur la table de coupe. Essuyez également très soigneusement la table. Il est souvent intéressant de placer un molleton entre le verre et la table.

Prenez les dimensions du carreau de creux à creux de feuillure et ôtez 3 mm sur la longueur et la largeur. Pourquoi ? parce que le bois peut jouer, se gonfler, etc. Pensez toujours que le bois est sensible aux variations d’humidité. Avec une craie grasse, tracez les contours de votre carreau.

Sur un échantillon de verre, essayez votre diamant ou votre roulette. Il y a toujours un sens qui mord mieux. Repérez bien la largeur entre le trait de coupe et le bord de la règle.

Reportez la règle sur votre feuille de verre et, de la main gauche, maintenez la fermement, pouce et majeur en opposition sur la longueur.

Portez le diamant en bordure de la feuille, donnez un petit coup de démarrage, appuyez fort en glissant sur 4 à 5 mm. Ceci vous permet de vérifier si vous êtes bien sur le trait de coupe et de prendre l’appareil bien en main.

Après cela, allez y franchement en tenant bien votre appareil perpendiculaire au verre, jusqu’au bout sans relâcher la pression ni sur la règle ni sur l’appareil. Vous devez, si tout va bien, entendre ce caractéristique du verre bien mordu.

Il ne reste plus qu’à séparer les deux morceaux. Si votre appareil de coupe est parfait et le verre bien mordu, une légère flexion est suffisante et la coupe est splendide.

Si l’appareil est quelconque, ou si votre pression a varié au cours du trait, vous risquez d’avoir une coupe en pointillés. Dans ce cas, en faisant glisser la vitre, amener le trait de coupe à 5 ou 7 mm de l’extérieur du bord de votre table, et en tenant la chute d’une main donner sur la face inférieure du carreau, juste sous le trait de coupe, de petits coups secs, mais fermes, en commençant toujours par l’une des extrémités.

Vous pourrez alors voir la fissure de rupture se former dans l’épaisseur du verre.
Si votre outil de coupe n’est pas bon, n’insistez pas, le verre ne se travaille pas « à peu près ». Le résultat recherché est obtenu ou ne l’est pas, sans autre alternative.

La pose du verre

Avant de poser une vitre, il convient de vérifier si le bois est en bon état. Après avoir soigneusement gratté la feuillure, afin de retirer les traces de mastic, les bouts de verre dans les angles et les clous ou pointes de fixation, il est souvent utile d’étendre une couche d’impression. Quelquefois, pour les vieilles fenêtres, on aura avantage à passer un produit anticryptogamique et à garnir la feuillure d’une mince épaisseur de mastic bien ramolli. Celle ci a pour but de boucher les dénivellations du bois et d’obtenir une bonne étanchéité.

Présenter le verre dans les feuillures, l’appliquer bien au fond, afin d’écraser la pellicule de mastic et de la faire « baver » à l’extérieur.

Enfoncer ensuite, à 10 cm les uns des autres, quelques clous à « tête d’homme ». On commence par le haut, on continue par le bas et on finit par les côtés.

Comment les enfoncer ?

Utiliser dans la mesure du possible un marteau de vitrier, dont les arêtes sont parfaites. L’appliquer contre le verre et en conservant ce contact frapper sur la tête du clou, que vous maintenez contre le verre par simple pression de l’index. Lorsque le clou est enfoncé de 3 à 4 mm, le courber latéralement afin qu’il soit dissimulé par le mastic que vous allez mettre. Rappelez vous qu’un marteau sans arête vous permet soit de casser votre vitre, soit de vous écraser les doigts.

Vous pouvez également utiliser une agrafeuse à percussion qui, à la place de clous, enfonce dans le bois de petits triangles métalliques. Le travail est propre et rapide. Mais, en général, un tel appareil ne peut s’amortir sur les seuls carreaux cassés dans une maison.

Le masticage

Le mastic doit être bien mou et homogène. Pétrissez le soigneusement. Avec le couteau à mastic, bourrez les feuillures abondamment.

Pour lisser placer le couteau dans un angle de la vitre, de façon que la lame repose sur le bois, l’angle de cette lame appuyant sur la vitre au niveau de la boiserie intérieure. Vous tirez fermement, en écrasant le mastic, jusqu’à l’autre angle, sans vous arrêter.

L’excès de mastic va se trouver découpé par la pression du couteau sur le bois et par l’angle qui frotte sur la vitre.

Commencez par la partie horizontale car vous trouverez plus facilement l’angle et la pression qu’il faut à votre couteau. Celui ci doit être très souple, bien affûté, jamais rouillé ou couvert de peinture sèche. A l’usage, vous constaterez que sa largeur importe peu.

Evitez les masticages « collections d’empreintes digitales », ce n’est pas beau, et en général le bourrage est défectueux, l’adhésion au verre médiocre.

Selon les qualités du mastic, le peindre avec une peinture appropriée, au plus tard quinze jours à trois semaines après son application afin d’éviter les craquelures de surface qui seront autant de points de cassure au fur et à mesure du vieillissement. Les mastics se peignent avec des pinceaux plats ou ronds, très souples, en évitant, bien sûr, de déborder de plus de 1 mm sur le verre. Mais ce débord doit exister afin de protéger l’arête de jonction du mastic sur le verre et d’éviter les infiltrations d’eau.