Le bois est abattu, en forêt, au repos de la végétation, en hiver. Les grumes sont débitées à l’aide de scies spéciales puis séchées. Après séchage, le bois est repris à l’atelier et à nouveau débité soit mécaniquement soit à la main.
Le bois n’est pas inerte, les arbres sont gorgés de substances nutritives qui en s’évaporant font « travailler « le bois. La dessiccation n’est jamais régulière car les couches constituant le bois n’ont ni la même densité ni la même humidité. Les bois se courbent, se gauchissent surtout si le séchage est trop rapide.
L’amateur utilisera toujours des bois bien secs, des planches sans noeuds. Il aura intérêt à acheter le bois quelque temps à l’avance et à le stocker lui même en vue du séchage sur une surface bien horizontale et bien plane.
Le sciage donne généralement trois catégories de bois :
(Des essais de normalisation des épaisseurs de bois sont en cours d’expérimentation, mais tous les producteurs n’ont pas encore adopté les dimensions standard conseillées.)
Eviter d’utiliser des bois de récupération (caisse, coffrages, etc.) qui risquent de détériorer les outils parce qu’ils contiennent des clous ou des traces de ciment et qui ne donneront jamais des ouvrages propres et nets.
Parmi tous les matériaux dérivés du bois, le contre plaqué est sans doute le plus connu. Mais, il est du contre plaqué comme de nombreux autres produits que l’habitude a vulgarisé et qu’on classe sous une étiquette commune sans tenir compte de l’évolution des techniques de fabrication.
La fabrication du contre plaqué consiste à « dérouler » à l’aide d’une grande machine des troncs d’arbres et à obtenir de minces feuilles de bois appelés « plis ».
Les couches de bois sont ensuite collées les unes sur les autres en contrariant les fils du bois.
De sorte que l’on obtient un matériau de grandes dimensions, parfaitement plan et rigoureusement calibré.
Les couches de bois sont collées en nombre impair ; le pli intérieur constitue l’âme.
Les procédés de collage, la découverte de colles nouvelles ont permis une association idéale des bois.
Les bois les plus utilisés pour la fabrication du contre plaqué sont le hêtre, l’okoumé, le peuplier, le sycomore, le noyer, le frêne, l’acajou, le limbo, le sébrano. Dans la proportion de 85 01o, le contre plaqué utilisé en France est constitué d’okoumé venant du Gabon.
Quelques définitions
Il existe deux sortes de principaux panneaux de contre plaqué :
Il est formé de plis plus ou moins nombreux, collés à l’aide de colles spéciales et obéissant à des impératifs très divers.
Ainsi les dimensions du panneau sont indiquées par trois chiffres imprimés sur une face :
Exemple : 200 X 100 X 5 indique un panneau qui mesure 2 m de long, 1 m de large et 5 mm d’épaisseur
Pour obtenir, par collage de plis un panneau épais, il serait nécessaire de trop multiplier le nombre des plis. Aussi pour éviter d’avoir à constituer des panneaux de 17, 19 ou 21 plis, a t on remplacé la feuille qui constitue l’âme par des « lattes » en bois. Ces lattes collées entre elles servent de support aux plis.
Pour des constructions extérieures on utilise un contre plaqué dont les caractéristiques sont particulières. Les garanties de collage sont considérables. Les utilisateurs emploient aussi l’expression « contre plaqué Marine ».
Les panneaux de contre plaqué extérieur sont collés au moyen de résines synthétiques et sont parfaitement inattaquables et indécollables.
Un label décerné par le Centre Technique du Bois garantit les utilisations futures. C’est ainsi que le contre plaqué extérieur résiste aux épreuves suivantes :
Autres variétés de contre plaqué. Outre les contre plaqués recouverts de placage d’acajou, du chêne ou de bois décoratifs et utilisés en ébénisterie, on peut acheter du contre plaqué revêtu de métal ou d’un film de résine synthétique ou contenant des plis d’amiante ou de métal.