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 Application de la couches de peintures sur un bateau

Pour une coque neuve ou une coque que l’on a mise à nu, il faut absolument constituer le film protecteur couche après couche. Commencer par appliquer la couche d’impression. Ne pas la poncer, laisser sécher.

Il faut toujours attendre le séchage complet d’une couche avant l’application de la suivante (sauf indication spéciale pour certaines peintures), ceci dans un souci de bonne adhérence. Faisant suite à la couche d’impression, appliquer une ou plusieurs couches d’apprêt selon les cas et la volonté du propriétaire. Poncer légèrement chaque couche après application et séchage, la suivante adhérera mieux. Appliquer ces couches régulièrement et en lissant la peinture, les couches doivent être minces.

Après la couche (ou les) d’enduit, calfater si nécessaire ; le calfatage consiste à rendre au maximum à la coque son poli en bouchant les trous, les fissures, les endroits où le bois à craquelé, avec un produit à calfater durcissant au séchage ou avec du mastic. Laisser bien sécher le calfatage. Puis poncer a l’eau, au papier abrasif moyen. On passe ensuite la ou les couches de finition en laissant sécher (répétons le à nouveau) chaque couche avant l’application de la suivante. Prévoir la peinture de la coque suffisamment avant la remise à l’eau du bateau (environ 10 à 15 jours selon les travaux à effectuer).

Comment peindre un bateau

On peut appliquer la peinture soit au pistolet, soit à la brosse. La peinture à la brosse est préférable car elle donne un meilleur « fini ». Dans le cas d’application d’une laque, il faut « lisser » la peinture en limitant au maximum les coups de brosse.

Avant l’application de la peinture, plusieurs précautions sont à prendre :

La meilleure façon de peindre est d’étaler la peinture à l’aide de la brosse au milieu de la surface à couvrir en de larges bandes horizontales. Puis on étale sur l’ensemble de la surface verticalement, puis horizontalement ; pour finir on lisse en passant le pinceau toujours dans le même sens, (le sens du bois très souvent) et ce, vers la partie déjà peinte.

Les vernis pour un bateau

Ils nécessitent beaucoup plus de soins que les peintures, et si esthétiquement, ils mettent en valeur le bateau, le propriétaire risque de passer la plupart du temps de ses périodes de navigation le papier de verre et les brosses à la main.

Ils sont très solides, résistants aux chocs ; près leur application la coque devient plus glissante mais hélas, revers de la médaille, à la moindre égratignure, fente ou éraflure, l’eau, le sel s’immiscent sous le vernis et le décollent provoquant des zones blanchâtres, facilement écaillables ; à ces endroits, le bois pourrit vite. Les vernis étant assez résistants lorsqu’ils sont bien appliqués, on ne peut guère les poncer pour les retouches : la coque se creuserait rapidement à l’endroit où le vernis est sauté. Il faut alors tout enlever et mettre le coque à nu sur de grandes surfaces. On peut gratter le vernis aux endroits où il est attaqué, ... si l’on est patient.

En bref, les vernis demandent un entretien minutieux : il est nécessaire de repeindre la coque au moins une fois par an et de faire des retouches très souvent.

Les coques en plastique d’un bateau

Elles ne nécessitent pratiquement aucun entretien extérieur. Elles sont totalement étanches (sauf voie d’eau accidentelle) imputrescibles. Elles peuvent rester plusieurs saisons dans l’eau sans être altérées.

Seul un polissage de temps en temps est souhaitable et seulement si l’on désire garder un aspect impeccable à la coque ou si l’on destine le bateau à la régate. On peut le faire avec un produit pour les carrosseries automobiles.

Une couche de peinture est souhaitable aussi au bout de quelques années, la peinture d’origine (gel coat) pouvant être altérée. On utilise alors des peintures du type polyméthanes (voir ci dessus) qui ont l’avantage d’accrocher parfaitement sur la résine stratifiée. Pour repeindre, procéder de la même façon que pour une coque en bois.

Les coques en acier

Assez difficiles d’entretien également car la rouille, principale ennemie de ce type de coque, se développe vite et facilement. Il faut lui livrer une guerre continuelle.

A chaque apparition de pointes ou de plaques de rouille, prendre un marteau ou tout autre objet pointu, « piquer » la rouille c’est à dire la faire sauter puis après le nettoyage et le ponçage, repeindre avec beaucoup de soins. Utiliser des peintures anti corrosives. On peut également faire « drouper » la coupe. Le droupage, c’est le zingage à froid de la coque, mais ce procédé revient très cher.

Entretien intérieur de la coque d’un bateau

Il se résume dans une grande règle : maintenir la coque sèche et propre. De l’eau stagnante dans le cockpit d’une coque en bois, des pointes rouillées sur des parties métalliques, rien de tel pour altérer la bonne qualité des matériaux.

L’eau stagnante est particulièrement à éviter : elle alourdit le poids du bois et rend le bateau plus lent, elle favorise le développement de toutes sortes de parasites, algues, mousses marines qui rendent alors le cockpit glissant et dangereux ; elle ouvre la voie au pourrissement et aux mauvaises odeurs.

Débarrasser également le fond du cockpit de tous les détritus qui peuvent encombrer, bouteilles, chiffons, miettes de pain, morceaux d’allumettes, pointes et clous, etc., et en général de tout ce qui peut présenter des risques de rouille, de moisissure.

Pour éviter l’eau stagnante, écoper l’intérieur du bateau très souvent et plus particulièrement après une sortie en mer, après une pluie. Nettoyer à l’eau douce si possible, et avec une éponge : cela limitera l’humidité. Insister sur les taches de graisse avec un détergent ordinaire. Utiliser une pompe à eau lorsque la quantité d’eau embarquée est importante.

Vérifier aussi que les anguilles sont bien dégagés et fonctionnent normalement. Les anguilles servent à l’écoulement de l’eau dans la maille la plus basse du cockpit, là où il est plus facile de l’éponger. On peut les curer avec un morceau de fil de fer, une aiguille, un tournevis par exemple.