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 Accrochage et montage des rideaux

L’accrochage des rideaux est fonction de la tringle choisie, de l’épaisseur du tissu des doubles rideaux, de la présence ou non d’un bandeau ou d’une boîte de rideau.

Les voilages et les rideaux sont accrochés aux chariots par l’intermédiaire d’agrafes enfilées dans les godets du ruban cousu sur l’envers du tissu. Le montage des rideaux dépend des différentes sortes de ruban et d’agrafes.

Les voilages doivent être placés à environ 5 cm de la fenêtre pour que le creux des plis ne colle pas contre la vitre. L’espace entre les voilages et les doubles rideaux doit être de 5 cm si le voilage est monté sur une tringle apparente et de 8 cm s’il a une tête.

Montage à l’ancienne

Il est réalisable avec des tringles rondes et de gros anneaux apparents. Ces anneaux se fixent directement sur le tissu préalablement ourlé, soit à plat, soit au niveau de gros plis réguliers. Pour que le calcul de ces plis soit plus facile, ils doivent être en nombre impair. Le premier pli sur le bord du rideau se trouve à environ 2 cm du parement.

Les plis sont d’abord solidement épinglés puis maintenus par deux points faits à la main, enfin consolidés par un galon. Il suffira ensuite de fixer les anneaux dans le creux des plis tous les 12 à 15 cm.

Il existe également des anneaux à griffes qui permettent un montage et un démontage rapide des rideaux à plis qui ont besoin d’être souvent lavés.

Montage décoratif avec plis et agrafes

Il convient à tous les tissus épais, c’est celui qui donne le plus de tombant au rideau.

Une fois l’ourlet préparé, le travail se trouve singulièrement simplifié par la pose à plat sur le tissu d’un galon à plisser. Ce galon est percé de poches à agrafes, régulièrement espacées dans lesquelles les agrafes spéciales en forme de fourches à deux, trois et quatre branches sont introduites pour former instantanément trois ou quatre plis parfaitement réguliers. Ces galons permettent uniquement la confection d’une tête simple.

Les têtes flamandes qui dépassent la tringle de plusieurs centimètres sont réalisées après préparation des plis simples ou groupés comme pour le montage à l’ancienne.

La sangle de soutien cousue à la main mesure 7 à 8 cm de large, elle est fixée à points de côté. Une agrafe flamande est attachée par 3 séries de points solides, en haut, en bas et au milieu de l’agrafe.

Montage simple fronces et agrafes

Le procédé est semblable au précédent, mais les galons sont munis de cordons de tirage qui permettent un fonçage à volonté et la mise à plat du rideau pour le lavage. Les galons sont fixés à plat sur le tissu dont les ourlets sont préparés à l’avance et cousus par une simple piqûre à la machine. Le galon fronceur convient surtout aux tissus légers comme la cretonne, la percale glacée, le satin ou le coton. Il permet la réalisation de rideaux avec ou sans tête. Il existe différentes sortes de galons selon que les rideaux sont à tête flamande ou à tête « bouillonnée ». Des agrafes spéciales s’enfilent dans les petites ouvertures prévues à cet effet et viennent ensuite s’accrocher aux anneaux s’il s’agit de tringles rail, ou aux chariots pour les tringles chemin de fer.

Montage sur ruban adhésif

C’est un procédé nouveau, très pratique pour tous les décors fixes, en particulier les bandeaux et les cantonnières. Il a l’avantage de supprimer le problème des anneaux.

Il suffit de fixer au dessus des tringles une planchette de bois suffisamment épaisse pour permettre d’accrocher sur la tranche la partie appelée « astrakan » du ruban Velcro.

Le ruban sera fixé par collage ou encore avec des semences de tapissier.

La planchette, elle, sera fixée par deux équerres.

Dans le montage moderne, le bandeau est préparé à la mode ancienne c’est à dire que sur l’ourlet déjà cousu on formera à la main les plis ou les fronces avant de les fixer avec un fil solide.

Ensuite ii suffira de coudre sur le bord supérieur une partie du ruban adhésif, il ne restera plus alors qu’à accoler les deux rubans. Montage et démontage se font alors instantanément ce qui simplifie énormément le problème du lavage du bandeau.

De plus, ce mode de fixation donne un résultat très net et soigné ce qui n’est pas son moindre avantage.

Les différents bandeaux

Le bandeau souple

C’est un volant plissé ou froncé, doublé pour une meilleure tenue.

La doublure se pose à plat, puis on forme les plis en donnant au volant sa longueur définitive, et on coud les agrafes selon le mode d’accrochage choisi.

Le bandeau rigide

Il est plat, orné de dents ou de découpes de style. Il est renforcé par une toile gommée intercalée entre le tissu et la doublure, toile remplaçable par deux épaisseurs de toile tailleur, ou par de la viseline forte.

Tailler l’élément rigide aux dimensions du bandeau terminé. Le poser sur l’envers du tissu et rabattre les rentrés en les collant. Appliquer la doublure après avoir faufilé et repassé les rentrés. Coudre tissu et doublure à points glissés.

Eventuellement franges et pompons seront fixés sur les rentrés du tissu avant la pose de la doublure.

La cantonnière

La fabrication de la cantonnière ne présente aucune difficulté. Quel que soit le type de bandeau (plat ou froncé) que l’on adopte, il pourra sans difficulté se fixer soit sur une tringle monorail, soit sur une galerie en bois recouverte du même tissu que les pentes, soit enfin sur un bandeau en contre plaqué fixé sur les agrafes des pentes, elles mêmes placées sur tringles. Néanmoins, le premier système reste le plus simple et le moins onéreux.

Les pentes sont supportées par une tringle monorail ; elles sont confectionnées dans un demi lé de tissu et sont destinées à dissimuler les cordons de tirage des voilages.