On utilise en vannerie d’osier les pousses de l’année, coupées de décembre à avril. Avant cette époque, l’osier brut est vert et inutilisable. Il ne faut utiliser l’osier brut que sec. Un séchage à l’air, durant les mois d’avril à mai, le rend apte à être employé. Avant de le travailler, il est indispensable de le faire tremper dans l’eau (8 jours en été, 15 jours en hiver) pour lui redonner sa souplesse, qu’il peut conserver pendant une dizaine de jours. Dans le commerce on trouve de l’osier blanc, en différentes longueurs et grosseurs de brins ; n’en retenir que trois : gros, moyen et fin.
Il vous faut : un sécateur, un mètre, un marteau, des tenailles, une serpette, un épluchoir, un poinçon droit, un poinçon recourbé, une batte (outil qui sert à tasser l’osier), un fer à clore (lame arrondie et recourbée) et un fer à attache (morceau de fer arrondi et recourbé), une scie à main, un bac à eau, un gabarit en bois qui sert à former l’armature.
Pour réaliser des travaux en vannerie fine, il est nécessaire de couper l’osier en lamelles très fines appelées éclisses. On explique ici un principe de base pour de très petites réalisations du genre étui à verre ou petit nid.
Préparez 4 éclisses de 18 cm de longueur sur 2 ou 3 mm de largeur, puis 17 éclisses de 10 cm de long dont une de leurs extrémités est effilée. Placer les 4 premières en double croix en les maintenant au centre entre le pouce et l’index de la main gauche. Avec la droite, entrelacer très délicatement une éclisse fine que vous aurez préparée au préalable dans la charpente constituée par les 2 croix.
Au second tour, on passe l’éclisse sous 2 montants de suite afin d’intercaler les passages sur les 4 supports (une fois l’éclisse passe dessus, puis au tour d’après en dessous d’un montant). Avant de terminer le troisième tour, on engage, par sa pointe effilée, un des brins de 10 cm sous la partie centrale du fond. Après avoir terminé ce tour, on pose le travail bien à plat sur une planche et on continue quelques tours de clôture. Quand les passages deviennent un peu larges, on place les petits montants.
Dans un premier temps, on en place 8, à raison de 2 par chaque montant de la croix initiale. On commence à les placer au moment où la clôture va passer sur un support, juste avant on place un petit montant de chaque côté de celui qui forme le montant de la charpente, sa pointe effilée se plaçant sous le travail et étant maintenue par la main qui tient le travail. L’éclisse de clôture passe sous les petits bâtons et sur le montant qui se trouve au milieu d’eux, donc pas de changement de point . Au tour suivant, l’éclisse passe sous la charpente, donc on n’ajoute rien. Au passage suivant, on se trouve dans le même cas que la première fois que l’on a ajouté ; on opère de la même manière avec l’éclisse. Cela se répétant 4 fois dans le tour. On continue avec un nouveau tour de clôture pour consolider les nouveaux montants. Au tour suivant, on ajoute à nouveau 8 montants, de la même façon. Après avoir fait quelques passages, fixer le travail sur un gabarit en bois, à l’aide d’une petite tige d’acier que l’on place au centre du fond, pour pouvoir faire pivoter l’ensemble facilement. Pour réaliser la bordure, on utilise un gros brin et une éclisse de ligature qui va prendre à la fois les montants, comme dans un étau, et le gros brin.
L’extrémité des montants coupée, on place un brin plus fin, que l’on maintient par une nouvelle ligature, qui va tenir, dans son enroulement, tout ce qui constitue la bordure.