Pour se lancer dans la fabrication ou l’entretien de vos meubles en bois, il faut être outillé. En voici les outils de base pour entreprendre vos travaux en bois.
L’établi est la table de travail du menuisier. L’amateur a tout intérêt se procurer un vieil établi ou à utiliser une table solide sur laquelle il fixe les accessoires qui lui permettent de maintenir le bois quand il le travaille.
L’établi du menuisier comprend surtout : Un valet en fer forgé ordinaire ou à serrage instantané. Il permet de maintenir sur la table la pièce de bois que l’on désire travailler dans un plan horizontal. Une presse qui est employée pour le travail des bois sur chant. Une griffe qui est un prisme de bois dur muni de pointes taillées en biseau et qui s’enfonce plus ou moins dans la table. La griffe est utilisée pour le rabotage.
Le menuisier se sert généralement d’un crayon rectangulaire. Celui ci se casse moins souvent qu’un crayon ordinaire, il est aussi plus facile à manier. Il remplace parfois le crayon par une pointe à tracer qui est plus précise et ne laisse pas de trace.
Le mètre sera de préférence en duralumin, à 5 branches. Les chiffres seront très lisibles.
Les équerres sont utilisées très souvent :
Le trusquin sert à tracer les lignes parallèles à une arête. Il est indispensable pour découper les tenons et les mortaises.
L’amateur doit en principe acheter des bois déjà rabotés car le rabotage est un travail fastidieux, long et qui exige une certaine pratique du métier de menuisier. Il a cependant intérêt à connaître le maniement des outils de corroyage les plus simples car il devra souvent « dresser » un chant ou reprendre une petite épaisseur de planche.
Le riflard possède un fer arrondi. Il sert à dégauchir grossièrement le bois, surtout les bois frais. Il laisse une trace qu’il faudra enlever au rabot.
Le rabot termine le travail du riflard. Son fer droit a un tranchant de 5 cm de large. c) La varlope est un grand rabot dont le bricoleur peut se passer.
Le riflard et le rabot se tiennent à deux mains et sont poussés de droite à gauche. La main droite se place derrière le fer, la gauche sur le dessus du rabot en évitant de placer les doigts sur le devant du nez pour ne pas se blesser.
Ces outils sont pourvus d’un fer et d’un contre fer immobilisés dans leur logement par un coin. Les copeaux enlevés par le fer s’enroulent à cause du contre fer. Pour cette raison, la lumière doit être de petite largeur pour éviter l’éclatement du bois. Cette lumière est de 1 à 2 mm pour le rabot et de 2 à 3 mm pour le riflard.
Il ne faut jamais agrandir cette lumière avec un outil. Ne pas y introduire de clou ou de ciseau sous prétexte que les copeaux obstruent la lumière, mais démonter le rabot.
Les outils d’occasion présentent parfois une lumière trop grande par suite de l’usure de la semelle. Il faut, dans ce cas, confier l’outil à un artisan qui incrustera une petite plaquette de hêtre dans la semelle pour diminuer la largeur de la lumière.
Pour démonter le rabot on le frappe violemment sur l’arrière AVEC UN MAILLET en tenant fermement le fer et le coin de l’autre main.
Pour le remonter, on place le fer, le contre fer et le coin avec douceur dans leur logement. Puis on les fixe légèrement d’un petit coup de marteau. On règle la position du fer, du contre fer par rapport à la semelle et on fixe définitivement le coin d’un coup de marteau.
Pour les rabots métalliques, cette opération se fait différemment selon la marque du rabot. La distance entre le bas du contre fer et le tranchant du fer a une grande importance ; si cette distance est trop grande, on risque des éclats de bois, si elle est trop petite, les copeaux se forment mal et ne se dégagent pas. Cette distance est d’environ 1 mm. Certains rabots ont un fer à longue vis qui permet de rapprocher ou d’éloigner l’extrémité du contre fer du tranchant du fer.
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